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Guerre électronique
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La sale guerre électronique du Polisario contre le Maroc

Par Amyne Asmlal le 05/12/2018 à 19h43

Kiosque360. Le Polisario vient de mettre en place une milice électronique formée par des Espagnols, avec une contribution technique iranienne et des fonds provenant d’une ONG irlandaise. L’objectif est de mener une sale guerre électronique contre le Maroc.

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Le Polisario vient de mettre en place une milice électronique pour mener des attaques systématiques contre les institutions marocaines et nuire à la stabilité du pays. La milice a été formée par des Espagnols, avec le soutien logistique et technique de l’Iran. Cela s’est passé lors de la dernière édition du «festival artistique» organisé par la direction du Polisario à Tifariti, en novembre dernier, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 6 décembre. Une formation spéciale a, ainsi, été dispensée aux jeunes activistes du front en matière de «propagande de déstabilisation des Etats» via les réseaux sociaux.

 

D’après le quotidien, l’objectif de cette manœuvre est de propager des rumeurs, des «fake news» et des photomontages sur les réseaux sociaux pour nuire à la crédibilité des autorités et des institutions marocaines et présenter le Maroc, devant la communauté internationale, comme un «régime despotique», «occupant le territoire d’autrui». Par cette sale guerre électronique, le Polisario veut s’attirer, par la même occasion, la sympathie des organisations internationales des droits de l’Homme, tout en retournant ces dernières contre le Maroc.

 

Concrètement, explique Al Ahdath Al Maghribia, cette formation a été encadrée par des experts et formateurs espagnols qui se sont déplacés depuis Barcelone, en Catalogne, en coordination et partenariat avec l’Université de Téhéran. Cette dernière institution s’est occupée de tout le volet logistique de ce programme, fournissant ainsi du matériel informatique, des supports pédagogiques, des smartphones et des appareils pour renforcer le débit d’internet. Pour le volet financier, c’est une ONG irlandaise, qui a également financé une partie des activités du festival, qui s’en est chargée.

 

Bien sûr, explique le journal, ce projet ne se limite pas aux activistes qui y ont pris part, mais vise également des jeunes issus des différentes villes du Sahara. Pour ces derniers, il s’agit de les mobiliser et les endoctriner afin d’en faire une locomotive et un fer de lance pour la contestation dans les provinces du Sud. Leur rôle se limitera à initier des manifestations dans l’espace public et à provoquer les forces de l’ordre. Les milices électroniques formées par des Espagnols, avec des équipements iraniens et un financement irlandais, se chargeront de porter ces manifestations sur les réseaux sociaux, tout en les maquillant et en y apportant leur retouche.  

 

Seront ainsi particulièrement visées les interventions des forces de l’ordre lors de ces manifestations qui seront présentées comme une «répression» dont souffriraient au quotidien les habitants des provinces du Sud. Ce matériel audiovisuel servira également d’argumentaire à présenter devant l’ONU et autres organisations et instances internationales. Et ce, souligne le journal, afin de faire pression sur les Nations Unies pour les inciter à envoyer des observateurs des droits de l’Homme au Sahara.