L'ambassadeur du Maroc à Berlin démonte les thèses fallacieuses des adversaires de l'intégrité territoriale du royaume

MAP

L'ambassadeur du Maroc à Berlin, Omar Zniber, a démonté les thèses fallacieuses des adversaires de l'intégrité territoriale du royaume qui ont tenté de manipuler des députés allemands à l'occasion d'une projection, récemment au Bundestag, d'un documentaire tendancieux présenté à des fins hostiles.

Le 22/02/2016 à 16h36

Dans une lettre adressée au président du Parlement allemand et à plusieurs députés, le diplomate marocain a souligné que le documentaire en question, relate l'histoire du Sahara marocain telle que présentée par l'Algérie et le Polisario, sans prendre en considération ni la position du Maroc, ni celle des Nations Unies.

Il a affirmé que ce documentaire, tourné dans les camps de Tindouf en Algérie, "manque totalement d'objectivité, de neutralité et de crédibilité'', précisant que les déclarations hostiles au Maroc reprises dans le documentaire en question n'ont pas été équilibrées par celles d'eurodéputés et de parlementaires de différents pays européens, nombreux à se rendre dans la région et à rencontrer les responsables et les organes de la société civile aux niveaux national et local.

Il s'agit, selon Omar Zniber, d'une approche sélective qui démontre de toute évidence, le parti pris de l'auteur de ce travail "truffé de désinformation et de nombreuses et flagrantes contre-vérités''.

Après avoir relaté les faits historiques de la question du Sahara et souligné les efforts du Maroc pour un règlement rapide de cette question, l'ambassadeur a affirmé qu'il est "inconcevable" que l'auteur du documentaire ignore que l'ensemble des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU sur le Sahara, se félicitent des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement à travers la proposition marocaine d'autonomie.

Il a ajouté que le Maroc n'a jamais cessé ses efforts visant la promotion des Droits de l'Homme sur l'ensemble du territoire national, y compris dans les régions sahariennes, rappelant que les observateurs internationaux et les Nations Unies dans leurs rapports, se félicitent des réformes entreprises par le Maroc en la matière.

Le diplomate marocain a affirmé que les Sahraouis qui vivent sur le territoire marocain jouissent des mêmes droits et obligations que le reste de leurs concitoyens, ajoutant que les indicateurs économiques enregistrent une croissance au Sahara plus élevée que la moyenne nationale.

Il a indiqué qu'un milliard de dollars est investi annuellement dans des projets économiques et sociaux, mettant en exergue à cet égard la récente visite du roi Mohammed VI à Laâyoune et à Dakhla qui a été marquée par le lancement d'un vaste programme de développement de sept milliards d'euros.

S'agissant de la situation dans les camps de Tindouf, l'ambassadeur du Maroc a rappelé que l'Algérie a toujours refusé les appels du royaume et ceux de la communauté internationale pour recenser la population vivant dans les camps, notant que la surestimation du nombre des habitants a pour seul objectif de surévaluer les besoins en aide humanitaire, "allègrement détournée par l'oligarchie algérienne et les milices du Polisario à des fins d'enrichissement illicite''.

Le diplomate marocain n'a pas manqué de dénoncer la situation de la population dans les camps de Tindouf "qui vit dans des conditions déplorables et dans le déni total de ses droits élémentaires'' sous la responsabilité de l'Algérie et du Polisario.

"Les Sahraouis dans les camps de Tindouf ne jouissent pas des droits élémentaires reconnus aux réfugiés. Ils sont privés de la liberté d'expression, de circulation ou d'être en contact direct avec les représentants du HCR ou des ONG, hors de la présence d'éléments du Polisario et de l'armée algérienne.

Ils subissent des moyens de contrôle et de pression inhumains tels que l'esclavagisme, l'enrôlement forcé dans l'armée, la séparation des familles pour empêcher leur retour au Maroc'', a déploré le diplomate marocain. Ceci, a-t-il ajouté, "illustre la situation de non-droit qui prévaut dans ces camps. Une situation passée sous un silence complice par le reportage''.

L'ambassadeur marocain a souligné dans ce sens la nécessité de mettre tous les acteurs devant leur responsabilité: "La situation préoccupante dans les camps de Tindouf doit être imputée à l'Algérie qui refuse le recensement par le HCR, restreint la libre circulation des individus et empêche le règlement de ce différend''.

Dans un contexte régional trouble où des incertitudes demeurent sur les développements en Afrique du Nord et dans la région sahélo-subsaharienne, le Maroc poursuit ses réformes dans le cadre d'une stabilité politique avérée, a conclu Omar Zniber.

Le 22/02/2016 à 16h36