L’arrivée de Guterres à la tête de l’ONU permettrait de solder le différend saharien, selon un journal espagnol | www.le360.ma

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Antonio Guterrez, ex-Haut commissaire aux réfugiés (HCR) et ancien Premier ministre portugais.

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L’arrivée de Guterres à la tête de l’ONU permettrait de solder le différend saharien, selon un journal espagnol

Par Ziad Alami le 13/10/2016 à 18h58

Fin connaisseur du dossier saharien, l’ancien patron du HCR, Antonio Guterres, successeur de Ban Ki-moon à la tête de l’ONU, pourrait favoriser un règlement du conflit autour du Sahara, estime une publication espagnole. Reste à savoir si Alger lui facilitera la tâche.

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La nomination de l’ex-premier ministre portugais, Antonio Guterrez, en tant que nouveau SG de l’ONU, "pourrait favoriser une solution du différend autour du Sahara". C’est ce qui ressort d’un article du journal espagnol «Diario Siglo XXI» paru dans son édition de ce jeudi 14 octobre.

 

L’ancien chef de l’Exécutif portugais est "un bon connaisseur de la vraie nature du conflit du Sahara et il sera très difficile de le duper avec de faux rapports et de la propagande politicienne", assure la publication électronique espagnole, relevant que la désignation de Gueterrez laisse entrevoir le bout du tunnel.

 

Gueterrez occupait jusqu’à un passé récent le poste de Haut-commissaire aux réfugiés (HCR).

 

Et à ce titre, il a été, jusqu’à 2013, année à laquelle les négociations ont été bloquées, à l’origine du rétablissement des navettes entre Tindouf et Laâyoune pour permettre l’échange de visites entre les familles originaires du Sahara marocain.

 

Autre atout à mettre à l’actif de Guterrez et non des moindres. Il jouit d’une grande estime auprès du Maroc, à l’image des excellentes relations qui ont toujours lié Rabat et Lisbonne.

 

Seule ombre au tableau: Alger qui veut continuer à faire obstruction à toute solution du conflit créé par ses propres soins, pour la raison évidente de faire chanter le Maroc.

 

D’ailleurs, selon Diario Siglo XXI, la nomination de Guterres a été ressentie comme "une douche froide par les dirigeants algériens et leurs acolytes du Polisario".

 

Il s’agit, toujours d’après cette publication, d’un nouveau revers pour les séparatistes qui vient s’ajouter au retrait de la reconnaissance de la pseudo "RASD" par plusieurs pays.

 

Evoquant les "efforts" de Ban Ki-moon pour tenter une issue au conflit, la même publication note qu’aucun "progrès" n’a été enregistré sous le mandat de ce dernier, ni sous celui de son émissaire et néanmoins ancien ambassadeur US à Alger, Christopher Ross.

 

L’incapacité affligeante dont ces deux-là ont fait montre n’est pas à démontrer, pas plus d’ailleurs que leur partialité flagrante dans le conflit.

 

Les dérapages verbaux et gestuels commis par Ki-moon lors de son déplacement controversé en début mars 2016, quand il a scandaleusement qualifié le Sahara marocain de "territoire occupé", sont encore là pour le prouver.  

 

Avec la nomination de Gueterrez, la page de ce conflit artificiel, à moins qu’Alger ne renoue avec son rôle contreproductif, ce qui reste fort probable, "risque" d’être tournée, à la faveur d’une réconciliation et d’une reconstruction maghrébine appelée des voeux des peuples de la région et de la communauté internationale tout entière.
 

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