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Encore une fois, Moulay Hafid Elalamy fait l'objet de polémique pour conflit d'intérêts.

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Maroc Export met Moulay Hafid Elalamy dans l’embarras

Par Fayza Senhaji le 26/09/2017 à 20h40

Kiosque360. Le lancement, par Maroc export, d’un concours de recrutement, met Moulay Hafid Elalamy dans l’embarras, cet organisme étant appelé à disparaître sous peu. Le ministre aurait considéré cette initiative comme une vengeance. Explications.

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Le ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique est pris dans une nouvelle polémique qui rique bien d'enfler ces prochains jours. Une décision prise par le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export) aurait ainsi mis Moulay Hafid Elalamy dans tous ses états.

 

En effet, rapportent Akhbar Al Yaoum et Assabah dans leurs numéros du mercredi 27 septembre, Maroc export vient de lancer un concours de recrutement qui n'est pas vraiment du goût du ministre, et pour cause! Maroc export devrait bientôt fusionner avec l’Agence marocaine de développement des investissements et l’Office des foires et expositions de Casablanca, pour la création d'une «super agence» qui chapeautera tous ces secteurs. La loi portant création de la nouvelle agence vient d’ailleurs d’être publiée au Bulletin officiel.

 

La question se pose donc de savoir pourquoi un organisme appelé à disparaître cherche à renforcer ses équipes? D'après les deux quotidiens, Elalamy aurait considéré cette initiative comme une réponse personnelle de la directrice de Maroc Export, Zahra Maâfiri, le ministre ayant lui-même porté ce projet de fusion qu'il a présenté devant le souverain, dans le cadre de la stratégie de développement des investissements au Maroc. De plus, Moulay Hafid Elalamy vient d’exclure la promotion des exportations agricoles du champ d’action de Maroc export pour le confier à un département relevant du ministère de l’Agriculture. Or, ce secteur représentait jusqu’à 40% de l’activité de Maroc export, souligne Assabah.

 

Ces recrutements, juste avant la disparition de Maroc Export, contraindront le ministre, mis devant le fait accompli, à revoir la gestion des effectifs après la fusion des différents établissements.