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Moumni Majidi
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Mounir El Majidi gagne son deuxième procès contre Zakaria Moumni

Par Ziad Alami le 20/04/2017 à 21h22 (mise à jour le 21/04/2017 à 01h19)

Kiosque360. La presse nationale se fait l’écho du jugement rendu, mercredi 19 avril, par le tribunal de grande instance de Paris, condamnant Zakaria et Taline Moumni, ainsi que les éditions Calmann-Levy, pour diffamation à l’égard de Mounir El Majidi. Les explications.

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«C’est la deuxième gifle infligée en l’espace de six mois par la justice française à Zakaria Moumni», relève Al Ahdath Al Maghribia qui se fait l’écho, dans son édition de ce vendredi 21 avril, du second verdict rendu, mercredi 19 avril, dans le cadre du procès opposant le directeur du secrétariat particulier du roi Mohammed VI, Mounir El Majidi, à l’autoproclamé champion de kick-boxing et co-auteur désigné du livre «L’homme qui voulait parler au Roi». En effet, après «la première gifle administrée à Zakaria Moumni par le tribunal de grande instance de Paris, précisément le 5 octobre 2016, le quotidien arabophone rapporte que, mercredi 19 avril 2017, un deuxième verdict a été rendu par le même tribunal à l’encontre, cette fois-ci, de "Zak" et son épouse Taline Moumni, ainsi que des éditions Calmann-Lévy, pour diffamation à l’égard de Mounir El Majidi, au titre des propos tenus dans le cadre du livre intitulé «L’homme qui voulait parler au Roi».

 

Sous le titre «Affaire Majidi-Moumni: La justice française donne son verdict», le quotidien «l’Economiste», s’intéresse, lui aussi, à la nouvelle décision de la justice française, notant qu’il y a «du nouveau dans l’affaire opposant Mounir El Majidi au boxeur franco-marocain Zakaria Moumni». «La cour a en effet condamné solidairement les éditions Calmann-Levy, Taline et Zakaria Moumni aux dépens et à 1000 euros de réparation du préjudice moral subi par Mounir El Majidi».

 

Comme Al Ahdath Al Maghribia,  «l’Economiste» précise qu’«il s’agit de la deuxième sanction contre Zakaria Moumni en l’espace de six mois». A ce rythme, Zakaria Moumni, déjà champion en toc, va ajouter à son palmarès la palme de serial looser.

 

Selon des informations recueillies jeudi par le360, Mounir El Majidi a été représenté à ce procès par Me Hicham Naciri, en compagnie de Me Tenim et Me Dupeux.
 

Les délires de «l’homme qui voulait parler au Roi»

Zakaria Moumni s'est découvert une vocation d’«écrivain» en faisant annoncer à grand roulement de tambours la parution, dès le 1er octobre 2016, de «son» premier livre. Après avoir défrayé la chronique judiciaire, dans le registre du chantage à l’Etat marocain, le champion attitré de la rente et du racket a voulu, en effet, défrayer la chronique littéraire. Seulement, une question: cet habitué des combats en cage (boxe thai) avait-il les moyens de sa prétention littéraire? Nous avons déjà publié un article au mois de février 2016 où l’on expliquait comment Catherine Graciet avait proposé ses services à Zakaria Moumni. Cette dernière s’était érigée en conseiller ès-communication de Moumni pour conduire, selon des bases supposées scientifiques, sa campagne hostile au royaume. De fil en aiguille, Graciet avait fait miroiter à Moumni le parti à tirer en publiant ses mémoires. Toute la publicité faite autour de son dossier et le fait que certains le comptent parmi les responsables de la brouille qui a duré presque un an entre le Maroc et la France, allaient certainement contribuer à promouvoir le bouquin et doper les ventes.

 

"Pendant trois mois, Zakaria Moumni s’est rendu presque chaque soir dans l’appartement de Catherine Graciet", révélait une source sûre à le360. Le récit de l’histoire de Zakaria Moumni, récit à dormir debout, tient en une soirée. Nous en avons rendu compte suivant les versions du champion du racket dans plusieurs articles. Résultat: le livre est un bide total et Calmann-Levy doit amèrement regretter d’avoir succombé à l’appât du gain sans évaluer la valeur des auteurs.

 

Imaginons un peu les conversations échangées par le tandem Moumni/Graciet. Point commun: un attrait pour le chantage. L’homme a tenté d’extorquer à l’Etat marocain la somme  de 4.9 millions d’euros pour acquérir «un club de boxe professionnelle d’une superficie de 435 m2 à Paris». La femme a tenté d’extorquer au roi Mohammed VI la somme de 2 millions d’euros pour se consacrer à sa passion pour les chevaux. Avec autant de millions d’euros, le co-auteur et son "nègre" ont dû vivre des moments euphoriques à la "Bonnie and Clyde". Heureusement que la justice est là pour rappeler le réel, nommer les faits et… les impostures.

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