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PAM: des dirigeants refusent de siéger au bureau politique

Par Amyne Asmlal le 27/07/2018 à 23h00

Kiosque360. Trois présidents de région, dont deux anciens secrétaires généraux nommés par Benchamach au bureau politique, viennent de renoncer à cette charge. Un coup dur pour l’actuelle direction qui doit gérer de nombreuses autres défections.

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Trois dirigeants du PAM ont refusé de siéger au bureau politique formé récemment après leur nomination parmi un quota de 7 membres désignés par le secrétaire général du parti, rapporte le quotidien Assabah dans sa livraison du week-end des 28 et 29 juillet. 


Il s’agit, explique le journal, de l’ancien secrétaire général, Ilyas El Omari, actuellement président de la région de Tanger-Tétouan, de son prédécesseur Mustapha Bakkoury, président de la région de Casablanca-Settat ainsi que d’Ahmed Akhchichine, ancien ministre et actuel président de la région Marrakech-Safi. Contrairement aux trois autres personnalités nommées par Hakim Benchamach, Mohamed Cheikh Biadillah, ancien SG du parti, Habib Belkouch et Mohamed Maazouz qui, eux, ont assisté à la réunion du bureau politique de mercredi dernier, les trois présidents de région n’ont pas répondu présent. 


Cependant, et au delà de ce qu’on pourrait prétendre, souligne le journal, les trois présidents de région ont décidé de renoncer à ce mandat pour des raisons personnelles. N’empêche que ce désistement intervient au moment où le PAM passe par des moments difficiles, avec une série de démissions dans ses rangs et surtout la crise du site internet du parti et la situation de ses journalistes, affirme Assabah


Ainsi, alors que le parti a déjà connu plusieurs défections depuis l’élection de la nouvelle direction, le secrétaire général a appelé l’ensemble des adhérents à resserrer les rangs et à contribuer à la réorganisation et à la reconstruction du parti. Les militants sont ainsi invités à redoubler d’effort pour lui insuffler une nouvelle dynamique. 


En outre, précise le journal, citant des membres du bureau politique, le secrétaire général s’est engagé solennellement, pendant cette même réunion, à ne pas céder aux pressions et à faire tout son possible pour mener sa feuille de route jusqu’au bout. Ce que d’aucuns, explique le journal, ont interprété comme une rupture définitive entre l’actuelle direction et l’époque d’Ilyas El Omari. Benchamach, laisse-t-on entendre, n’a pas de consigne à recevoir ni de ce dernier ni de son entourage.


Quant aux récentes défections, le nouveau secrétaire général affirme qu’il ne retiendra pas ceux qui sont contre son mode de gestion, démocratique, transparent et basé sur les seules compétences des militants. Le journal a également évoqué les recours intentés contre l’élection de certains membres du bureau politique. Ces recours, affirme Assabah, suivent la procédure normale et n’ont pas encore été entièrement instruits.