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Ilyas El Omari-Démission
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PAM: Ilyas El Omari retarde la tenue du Conseil national pour rester aux commandes

Par Mohammed Ould Boah le 27/02/2018 à 23h26

Kiosque360. Ilyas El Omari s’accroche toujours à son strapontin de secrétaire général du Parti authenticité et modernité. Démissionnaire revenant, il a mis en veilleuse les activités du parti, croyant ainsi pouvoir faire face à la vive contestation dont il fait l’objet au sein du PAM.

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La présidente du Conseil national du PAM, Fatima Zahra Mansouri, tente depuis maintenant deux mois de réunir cette instance. L’un des points essentiels de l’ordre du jour sera la mise à l’écart d’Ilyas El Omari et l’élection d’un nouveau secrétaire général à la tête du parti du Tracteur.

 

Sauf qu’Ilyas El Omari ne l’entend pas de cette oreille, comme le rapporte Al Akhbar en ce 28 février, et joue à la résistance en gelant quasiment toutes les activités du parti. Une source au sein du PAM a déclaré au quotidien arabophone que le «SG provisoire du PAM a renvoyé aux calendes grecques la tenue du Conseil national qui devait avaliser sa démission, tout comme il refuse d’activer la Commission de gestion de l’étape transitoire que vit le PAM, en usant de toutes sortes de manigances».

 

Pour faire diversion, il a récemment organisé une réunion à Marrakech pour faire croire à une dynamique au sein du PAM, mais la réunion a finalement foiré puisque de nombreux cadres du parti l’ont boycottée. El Omari chercherait ainsi à gagner du temps, tant qu’il n’est pas assuré que la prochaine réunion du Conseil national sera en sa faveur.

 

Or, ajoute la source du journal, plus la réunion du Conseil national du PAM est retardée, plus la crise interne s’aggravera et plus l’avenir même du parti deviendra incertain. En tout cas, le PAM serait, à travers les bisbilles qui le traversent du fait de l’entêtement d’El Omari, en train de renvoyer une mauvaise image à l’opinion publique, ce qui risque d’entamer le peu de crédibilité et de popularité qui lui restent encore, ajoute la même source.

 

Il faut dire qu’à l’instar du PJD, le PAM est lui aussi pris entre les feux de deux clans. Le clan dit des «intérêts étroits» dirigé par Ilyas El Omari et ses proches, en majorité issus de la région nord et accusés d’être devenus subitement très riches, et le clan dit des «compétences», mené par l’ancienne maire de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri, dont l’objectif déclaré est de bâtir une institution partisane forte, régie par le droit et non par des «notables».

 

Et dire que le PAM se voulait une alternative moderniste au conservatisme du PJD, alors qu’il est en train de l'imiter dans ses travers.