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Parlement: le PJD en faveur du cumul des indemnités pour les élus

Par Mohamed Chakir Alaoui le 20/12/2017 à 20h44

Kiosque360. Des députés du PJD sont soupçonnés d'avoir "sciemment" gelé une proposition de loi relative à l'interdiction du cumul des salaires pour les élus, les conseillers municipaux et les présidents de communes.

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"Bouanou et ses frères refusent de programmer cette proposition de loi au titre de la Commission des finances dont il est président", titre Al Khabar qui, dans son édition de ce jeudi 22 décembre, fait état d'une grave accusation.

 

Le quotidien précise que le groupe de l'USFP est à l'origine de ce texte déposé, le 13 novembre, au bureau de la présidence de la Chambre des représentants. Le parcours et les délais légaux relatifs au transfert de cette proposition de loi à la Commission des finances, à travers le bureau de Habib El Malki, ont été respectés.

 

Al Khabar, dont la ligne éditoriale est très critique à l'égard du PJD, rappelle que la Commission parlementaire des finances est présidée par ce trublion PJDiste qu'est Abdellah Bouanou. Sans vraiment argumenter pour appuyer sa thèse, le quotidien avance que cette proposition de loi a été gelée par les députés PJDistes, tout simplement, estime-t-il, parce qu'elle menace leurs intérêts. "De nombreux élus islamistes profitent du cumul des fonctions" (élus et fonctionnaires, élus et commerçants, élus et profession libéral...), indique le journal. Pire, le quotidien parle d'une "connivence" entre les députés PJDistes et le gouvernement, pour que cette loi ne puisse voir le jour.

 

Le quotidien reconnaît, cependant, que cette proposition de loi répond à tous les critères juridiques pour être programmée et débattue au sein de la Commission des Finances. Une source au PJD indique toutefois, en ironisant, que le journal casablancais a omis de préciser que le PJD et sa majorité parlementaire étaient dotés "d'une arme plus forte que le gel, celle lui donnant le pouvoir d'adopter ou de refuser une proposition ou un projet de loi sans recourir à la politique de l'autruche".