Quand Amnesty met le royaume devant le fait accompli…

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L’ONG internationale qui semble avoir mis le Maroc dans son collimateur a défié les autorités en mandatant une mission jamais approuvée. Une nouvelle preuve de l’acharnement de ces observateurs qui ne cherchent qu’à réconforter des préjugés tenaces.

Le 13/06/2015 à 12h35

Mais que peut avoir Amnesty International contre le Maroc? Plus que jamais l’ONG place le royaume dans son collimateur, injustement et de manière incompréhensible. La dernière instrumentalisation de l’affaire de ces « inspecteurs clandestins » en est une nouvelle preuve…

Tout commence début mai, quand l’ONG envoie une demande pour une mission d’observation au Maroc. Un usage de courtoisie et de bonne foi entre observateurs internationaux et Etat souverain. Sauf que la requête d’Amnesty coïncide avec les préparatifs d’un grand coup de la part de l’ONG. Le 19 mai, Amnesty lançait un tir groupé contre le royaume: Un rapport présenté lors de conférences de presse simultanées dans quatre capitales mondiales présente le Maroc comme la pire des contrées en matière de torture. Une approche inédite de la part d’une Organisation qui se présente comme levier d’évolution.

Face à tant d’hostilité, les autorités marocaines ont alors légitimement pris la décision de temporiser par rapport à la mission de Transparence. Un courrier officiel a été adressé par la Délégation interministérielle des droits de l’homme (DIDH) pour recommander le report de cette mission. Parallèlement, le département de Mahjoub El Hiba sollicite une rencontre à haut niveau avec le conseil d’Amnesty, pour un échange sur le cas marocain, tel que présenté par l’ONG.

Amnesty n’a rien voulu entendre pour autant. Le jour même de sa quadruple conférence, elle réexpédie un courrier annonçant qu’elle campe sur ses dates de mission entre les 7 et 16 juin. Mais encore? On fait ce qu’on veut quand on veut…

L’ONG pousse l’audace jusqu’à envoyer ses «inspecteurs» sans aviser les autorités de leur arrivée. Irem Arf Rayfield et lDalhuisen John Jacob se présentent comme des touristes à leur entrée sur le sol marocain, comme l’a révélé en avant-première Le 360 .

Ce n’est qu’après avoir éveillé les soupçons des services des étrangers de la DGSN et suite au contrôle de ces chantres des droits de l’homme clandestins et de la décision de leur expulsion qu’Amnesty est sortie du bois pour annoncer qu’il s’agit bien de ses propres inspecteurs. Au préalable, l’ONG et ses relais ont pris le soin de tenter une véritable intox autour du kidnapping de son duo de «fouineurs», alors qu’ils étaient juste en attente de leur vol retour.

A la lumière de cette chronologie, plusieurs questions fusent: pourquoi cette volonté d’Amnesty de mettre le royaume devant le fait accompli alors qu’elle ne cesse de prôner dans sa charte la volonté d’accompagner l’instauration des valeurs de droits de l'homme? Pourquoi refuser un dialogue constructif avec les représentants du royaume autour de la thématique? Pourquoi vouloir à tout prix piéger le royaume pour nuire à son image. La vérité est peut-être ailleurs…

En tout cas, le Maroc reste fidèle à ses valeurs et confiant de son évolution dans le domaine de respect de droits de l’homme. La Délégation interministérielle des droits de l’homme (DIDH) a exprimé, dans une nouvelle correspondance à l’adresse d’Amnesty son étonnement face à l’ensemble de ces faits. Elle continue de chercher à jeter les ponts d'une discussion franche et constructive avec une ONG qui rechigne à mettre de côté ses préjugés quant au royaume.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 13/06/2015 à 12h35