Sidi Kacem: un chèque de 300.000 DH à l’origine d’un scandale électoral

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Revue de presseKiosque360. A l’approche des élections du président de la Commune rurale de Khnichat, à Sidi Kacem, l'un des candidats à la présidence a créé un scandale qui en a révélé un autre.

Le 04/04/2016 à 22h23

Le président de la Commune rurale de Khnichat, dans la province de Sidi Kacem, est au centre d’un scandale qui a éclaté à l’approche du rendez-vous électoral. «Un rapport du Caïd de la région révèle que ce membre de l’Istiqlal ne s’acquitte pas du loyer du domicile qu’il occupe», nous apprend en effet Assabah, dans son édition de ce mardi 5 avril. Un scandale révélé par l'enquête menée sur une autre affaire, tout aussi scandaleuse.

Tout a commencé, rapporte le journal, lorsqu’un conseiller communal a remis un chèque en blanc à l'un des habitants de la région. Ce dernier a revendu le chèque contre un montant de 80.000 DH à l'un de ces hommes qui font des élections un commerce en monnayent les voix. Pire, «un acteur politique a inscrit le montant de 300.000 DH sur le chèque, avant de déposer plainte auprès du Parquet général qui a avisé la gendarmerie royale en vue d’ouvrir une enquête», ajoute le journal.

Or, la gendarmerie royale n'a pas mis en état d'arrestation l’émetteur du chèque le temps de l’enquête, ce qui n’est pas pour plaire à la plupart des habitants de la commune. Ces derniers «espèrent que le Parquet général près le tribunal de première instance de Sidi Kacem en finira, au plus vite, avec ce dossier, d'autant qu’ils ont assez souffert des ‘commerçants’ spécialisés dans les élections», souligne encore le quotidien.

Il est par ailleurs à rappeler que l’acteur politique qui a déposé plainte avait essayé de remporter le fauteuil de président de la commune, l’été dernier. «Il a cependant été écarté après avoir été impliqué dans une autre affaire de chèque falsifié», relève le journal. Le tribunal de cassation avait en effet confirmé son inéligibilité, prononcée par la Cour d’appel, à la présidence de la Commune dont il ne faisait pas même partie des habitants. Une décision que le Caïd de la région avait positivement accueillie.

Par Abdelhafid Lagzouli
Le 04/04/2016 à 22h23