Tindouf: une vaste campagne contre les viols bute contre le silence de la direction du Polisario | www.le360.ma

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Brahim Ghali

Le chef du polisario, Brahim Ghali, broie du noir.

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Tindouf: une vaste campagne contre les viols bute contre le silence de la direction du Polisario

Par Ziad Alami le 16/05/2017 à 13h55 (mise à jour le 16/05/2017 à 14h05)

Une vaste campagne vient d'être lancée sur les réseaux sociaux par des activistes sahraouis pour dénoncer la recrudescence des viols à Tindouf et le silence complice des dirigeants du Polisario, dont les enfants seraient aussi impliqués dans ces crimes barbares, mais impunis.

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"Non au viol". Tel est le slogan de la campagne lancée par des activistes sahraouis sur la centrifugeuse des réseaux sociaux pour dénoncer les viols en série dont sont victimes les habitantes de Lahmada-Tindouf, abandonnées par la direction du Polisario à la merci de leurs bourreaux. Bourreaux au nombre desquels on compterait des enfants des dirigeants du front séparatiste. Une pétition lancée par les activistes sahraouis (voir ci-contre) a eu un effet viral sur les réseaux sociaux, à la faveur d'une mobilisation qui prend actuellement des proportions internationales.

 

Vidéos. Le témoignage posthume d’une Sahraouie violée dans les prisons du Polisario

 

Dans le message adressé aux "consciences vives" du monde, notamment parmi les ONG de défense des droits de l'Homme, les activistes sahraouis affirment avoir d'abord enregistré une recrudescence du phénomène du viol dans les "camps de la honte".

 

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Par la même occasion, les militants s'étonnent du "silence complice" des membres du secrétariat national du Polisario, accusés d'ignorer les victimes de ce fléau qui s'avèrent de plus en plus nombreuses. "Peut-être des enfants desdits dirigeants du Polisario sont impliqués dans ces viols en série perpétrés sur nos filles", s'indigne l'un d'entre eux.

 

Un silence interprété comme un "feu vert" à la poursuite de ce crime contre les réfugiées sahraouies, livrées en proie aux lubies des dirigeants séparatistes, à leur tête le chef du Polisario. Brahim Ghali, qui est lui-même accusé de viol! Il est en effet toujours sous le coup d'une plainte pour viol déposée en 2013 par une jeune Sahraouie née à Tindouf, de parents naturalisés espagnols. Khadijatou Mahmoud Mohamed Zoubeir, puisque c'est d'elle  qu'il s'agit, affirme avoir été en effet violée en 2010 par Brahim Ghali du temps où ce dernier officiait en tant qu'"ambassadeur du Polisario à Alger". Elle a été violée à l'occasion d'un déplacement à ladite "ambassade" pour demander un visa d'accès à l'Espagne. La plainte a été déposée par l'avocat de Khadijatou Mahmoud Mohamed Zoubeir, Me Agustin de la Cruz Fernandez. 

 

Le silence honteux des dirigeants du Polisario sur ces viols à répétition a sans soute partie liée avec l'accusation dont fait l'objet Brahim Ghali. Il ne fait pas bon en effet de mener une campagne contre le viol alors que le patron du Polisario est le violeur en chef.

 

 

 

 

 

 

 

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