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Maroc-UE, main dans la main contre un ennemi commun: le terrorisme.

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Un front euro-marocain se mettra en place pour mieux lutter contre le terrorisme

Par Le360 (avec MAP) le 11/06/2018 à 23h48 (mise à jour le 11/06/2018 à 23h56)

La France et la Belgique ont annoncé lundi, à Paris, qu’elles œuvreraient à la mise en place d’une "quadripartite ministérielle" associant les ministres de la Justice de leurs pays, en plus de ceux de l’Espagne et du Maroc, en vue de lutter contre le terrorisme.

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Déterminées à affronter sans relâche les nouveaux défis posés par la lutte contre le terrorisme et la radicalisation violente, la France et la Belgique ont décidé "d’oeuvrer à la mise en place d’une «quadripartite ministérielle» associant les ministres de la justice de la Belgique, de l’Espagne, de la France et du Maroc, en vue de matérialiser à haut niveau l’engagement de nos Gouvernements et leur solidarité dans la lutte contre le terrorisme islamiste", lit-on dans une déclaration conjointe sur la coopération en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterroriste, rendue publique à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue belge Charles Michel.

 

Les deux pays ont également exprimé leur détermination "à agir auprès de nos partenaires pour que celle-ci puisse se tenir d’ici la fin de l’année", selon la déclaration.

 

Ils ont en outre exprimé leur volonté de poursuivre le renforcement des échanges d’informations, des coopérations opérationnelles et opérations conjointes entre leurs services et à travailler sur l’harmonisation des critères d’identification biométriques au sein de leurs bases de données, en particulier concernant le traitement de l’ADN, afin de faciliter l’arrestation de personnes mises en cause pour des faits de terrorisme.

 

La France et la Belgique se sont aussi engagées à faciliter les équipes communes d’enquêtes dès lors que des faits de terrorisme sont constatés sur les deux territoires et de veiller à assurer une communication coordonnée des autorités des deux pays, afin de respecter le bon déroulement des procédures d’enquêtes menées de part et d’autre de la frontière, selon la déclaration.

 

Soulignant la nécessité d’agir contre le financement du terrorisme, les deux pays se sont accordés sur le renforcement de leur coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l’acquisition d’objets d’art, de collection et d’antiquités. En matière de lutte contre la radicalisation violente, les deux pays se sont engagés à approfondir les retours d’expérience et échanges de bonnes pratiques en vue de mieux lutter contre ce fléau, de prévenir de nouveaux passages à l’acte et d’anticiper dès aujourd’hui la sortie [à court et moyen terme] des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l’islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun radicalisés violents («les sortants»).

 

Au niveau européen, la France et la Belgique ont décidé d’appuyer avec détermination le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier dans le contexte d’un retour possible des combattants terroristes étrangers sur le territoire européen. Les deux pays ont par ailleurs exprimé leur soutien à la proposition de la Commission européenne de règlement sur la commercialisation et l’utilisation de précurseurs explosifs pour empêcher leur fabrication artisanale.

 

Les contrôles relatifs aux restrictions de ventes doivent être renforcés, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels, notamment pour les acquisitions réalisées sur Internet, est-il ajouté dans la déclaration.