Un lot de terrain de 70 ha, le cadeau du Nouvel An d’El Othmani au patronat | www.le360.ma

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Saâd-Eddine El Othmani-Miriem Bensaleh-Chaqroun

Saâd-Eddine El Othmani, chef du gouvernement et Miriem Bensaleh-Chaqroun, présidente de la CGEM.

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Un lot de terrain de 70 ha, le cadeau du Nouvel An d’El Othmani au patronat

Par Abdelkader El-Aine le 02/01/2018 à 19h24 (mise à jour le 02/01/2018 à 19h30)

Kiosque360. Le gouvernement El Othmani s’apprête à faire adopter un projet de décret permettant la cession de 70 hectares à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), pour la construction d’une zone franche d’exportation dans le sud du royaume. Le projet est vivement critiqué.

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Dans son édition de ce mercredi 3 janvier, le quotidien Al Massae donne les détails du projet de décret dont il affirme détenir copie. Ledit projet répond à une demande du wali de la région Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra, adressée au ministère de l’Industrie et le sollicitant pour un lot de terrain de 70 hectares.

 

«Cette décision est intervenue suite à la demande de certains investisseurs affiliés à la Confédération générale des entreprises du Maroc désireux de bénéficier de cet important lot de terrain pour leurs projets d’investissements dans la région, selon le texte du décret», souligne le quotidien arabophone.

 

Mais, vu que ce lot de terrain fait partie des domaines de l’Etat, il était nécessaire d’obtenir l’accord de la Direction des domaines de l’Etat, des différentes parties concernées au sein du ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

 

Cette décision n’a pas été du goût du député du Parti de la justice et du développement (PJD), Ibrahim Daïf. Ce dernier, cité par Al Massae, a ouvertement critiqué ce projet de décret qui a été soumis au Secrétariat du gouvernement. «L’Etat ne peut permettre la construction d'une zone franche d’exportation sans mener les études nécessaires. Le gouvernement va passer ce décret parce que la CGEM le veut. Ce n’est pas raisonnable», a-t-il déclaré.

 

A en croire Al Massae, d’autres élus et responsables de la région s’opposent également à cette décision. «Ils ne manqueront pas de la faire savoir le moment venu», indique-t-on.