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Vidéo. Ces énormes enjeux de la nouvelle année parlementaire 2018-2019

Par Mohamed Chakir Alaoui et Noursaid Gamal le 07/10/2018 à 15h04

Le gouvernement, les partis politiques et le Parlement sont en train de peaufiner la rentrée parlementaire d'octobre 2018. Les enjeux sont énormes et c’est la marche du pays qui est en jeu. 

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Jamais dans l'histoire du Maroc, une telle rentrée parlementaire n’a suscité autant d’intérêt, surtout au vu des attentes des citoyens et des chantiers socio-économiques en perspective.

 

Cette nouvelle année législative sera officiellement ouverte le vendredi 12 octobre par le roi Mohammed VI, dont le discours au Parlement est fortement attendu par la classe politique. Le souverain a d'ores et déjà tracé la feuille de route à l'Exécutif et au pouvoir législatif dans ses discours marquant la Fête du Trône et la Révolution du roi et du peuple.

 

 

La réforme de l'Education nationale, le préscolaire, le service militaire, la réforme du code pénal, la régionalisation, la loi de finances 2019 sont autant de projets de lois qui doivent être examinés et adoptés par la Chambre des députés et la Chambre des conseillers à partir de l'ouverture de la session d'octobre. "Nous attendons au tournant le gouvernement et sa majorité pour établir s'ils sont capables de traduire dans les faits les réformes souhaitées par le roi Mohammed V", a déclaré à le360, Abdellatif Ouahbi, un des hommes forts du PAM (Parti authenticité et modernité - opposition).

 

Le même avis est partagé par le politologue Mustapha Sehimi. "Ce gouvernement n'a plus de programme. Celui de son investiture en avril 2017 a été dépassé par les orientations du souverain ", a-t-il affirmé. Sinon, et pour Sehimi, "ce gouvernement manque d’initiative".

Rentrée politique: le gouvernement attendu au tournant

 

Outre les nouveaux textes de loi, la rentrée parlementaire sera aussi marquée par l'élection, le 16 octobre, d'un nouveau patron de la Chambre des conseillers. L'actuel président sortant, Abdelhakim Benchamas, sera-t-il reconduit pour un second mandat ou éjecté. Son seul concurrent actuel pour le perchoir n'est autre que l'Istiqlalien Abdessamad Kayouh. A dix jours du vote crucial, les deux camps s'accusent mutuellement de violation des valeurs électorales.

 

L'Istiqlal dénonce le soutien présumé du RNI (Rassemblement national des indépendants) au président sortant. Le PAM, lui, accuse le parti de la Balance de "tentative malhonnête de détournement de voix".

 

Pour revenir au projet de loi de finances de 2019, la classe politique réclame du gouvernement et de son nouveau ministre de l'Economie et des finances qu'ils offrent les moyens financiers pour s'attaquer aux problèmes sociaux et pour relancer la croissance économique. Il faut aussi, a poursuivi, Mustapha Sehimi, "restaurer la confiance car les opérateurs économiques ont besoin de visibilité et d'un environnement adéquat où le fiscal, le règlementaire et l’environnement des affaires sont clairs, pour notamment la PME et la TPE".