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cover Video -Le360.ma •Voici pourquoi l’Istiqlal réclame une rectification de la loi de finances de 2018
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Vidéo. Loi de finances 2018: l’Istiqlal fait feu de tout bois

Par Mohamed Chakir Alaoui et Noursaid Gamal le 30/05/2018 à 13h36 (mise à jour le 30/05/2018 à 16h30)

Au motif de vouloir préserver le pouvoir d'achat des citoyens, le parti de l’Istiqlal (PI) a annoncé avoir adressé au chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani un mémorandum dans lequel il réclame une rectification de la loi de finances de 2018.

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Ce sont les deux groupes parlementaires istiqlaliens issus de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers qui ont pris l'initiative d'envoyer ce mémorandum au chef de l’Exécutif.

 

Noureddine Moudiane, chef du groupe à la Chambre des représentants et Rahal El Mekkaoui, président de la même tendance à la Chambre des conseillers ont expliqué, lors d'une conférence de presse, que la modification de cette loi des finances «ne coûterait que quatre milliards de dirhams à l'Etat, une somme qui permettrait de relever les salaires, de promouvoir l'emploi et d'encourager les Petites et moyennes entreprises». 

 

Le parti de l'Istiqlal officiellement dans l'opposition

 

Les deux groupes ont surtout dénoncé «la politique sociale du gouvernement ainsi que la hausse des prix des hydrocarbures». «Ce gouvernement et celui qui l'a précédé sont responsables de la décompensation de ces deux produits», a martelé El Mekkaoui.

 

Des observateurs notent que la réclamation d'une rectification de cette loi est «louable». Mais ils se demandent si l'Istiqlal a pris la bonne voie en respectant la procédure en vigueur pour permettre à ses groupes de s'adresser de cette manière au gouvernement.

 

«En principe, les deux groupes ne devraient-ils pas avant tout s'adresser directement aux présidents des deux chambres du Parlement ?», s’interroge-t-on. D’autant qu’une modification d'une loi passe généralement par un projet de loi, or cela relève de la compétence de l'Exécutif.  

 

Nizar Baraka: «L’argent est disponible, mais la bonne gouvernance fait défaut»

 

Pourquoi s'adresser donc au chef du gouvernement alors que les deux groupes istiqlaliens auraient bien pu formuler leur réclamation lors d'une session plénière au Parlement? Pourquoi cette demande de modification n'a pas été formulée au nom de l'Istiqlal et de son nouveau secrétaire général, Nizar Baraka? Autant de questions qui restent en suspens.