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Fqih Basri

Fqih Basri, membre fondateur de l’UNFP, et opposant au défunt roi Hassan II.

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Vidéo. Un ancien officier du DRS révèle comment Fqih Basri a été humilié par Alger

Par Ziad Alami le 14/01/2016 à 16h46

Mohamed Taher Abdessalam, ancien officier du DRS, révèle dans une interview à une chaîne algérienne comment Fqih Basri, membre fondateur de l’UNFP, condamné à mort quatre fois pour tentatives de renversement de Hassan II, a été humilié lors de son exil à Alger.

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Une preuve, une de plus, de la légendaire ingratitude du pouvoir algérien envers d'anciens compagnons de la libération et néanmoins opposants au défunt roi Hassan II et à la monarchie marocaine précisément. Et c’est un ancien officier du DRS, Mohamed Taher Abdessalam, qui vient d'administrer cette preuve sur une chaîne de télévision algérienne.

 

Sur le plateau de l'émission "Le chaînon perdu" (Al halaqa al mafqouda), l’officier du renseignement algérien raconte comment Fqih Basri a été «prié», en 1994 et au terme d'un long exil en Algérie, d’évacuer "sa" villa algéroise mise à sa disposition en 1965 par le colonel Houari Boumediene, en reconnaissance de son "parti pris" en faveur de l’Algérie de Ben Bella, lors du conflit armé qui a opposé l’Armée nationale de libération (ANP) aux Forces armées royales (guerre des sables de 1963).

 

L’ancien galonné du renseignement algérien révèle être intervenu lui-même, à la demande de Fqih Basri, auprès du cabinet du président Liamine Zeroual (1994-1999) pour une audience qui ne lui a jamais été accordée.

 

Double humiliation pour l’ancien leader socialiste marocain, d’abord son évacuation de "sa" villa algéroise, ensuite le rejet de sa demande d’être reçu en audience par le président Zeroual.

 

Face à cette humiliation, Fqih Basri n’a eu d’autre choix que de chercher «refuge» à Paris. Mais un «refuge» qui aurait pu être impossible n’eut été la clémence du défunt roi Hassan II, celui-là même que Fqih Basri voulait à tout prix renverser, y compris par les armes.

 

Il n’en fut rien. A part cette grâce royale qui a permis à l’ancien «putschiste» de regagner son pays en 1995. Il décède huit ans plus tard à Chefchaouen, emportant avec lui dans sa tombe cette amertume incommensurable d’avoir été trahi par une Algérie qui se proclamait faussement «amie des démocrates arabes». Vous avez dit "démoNcrates"? En effet ...