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Zakaria Moumni porte plainte pour "tentative d'assassinat"

Par Ziad Alami le 17/06/2016 à 10h00 (mise à jour le 17/06/2016 à 10h39)

Zakaria Moumni

Zakaria Moumni.

© Copyright : DR

Zakaria Moumni veut refaire parler de lui en alléguant, dans une plainte déposée à Nancy, avoir été victime d’une «tentative d’assassinat» dans le hall de l’immeuble où il loge. Les détails d’un nouvel épisode dans l’inénarrable feuilleton délirant de ce champion du racket.

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La vie de Zakaria Moumni serait en danger. C’est en tout cas ce qu’il prétend dans une plainte, encore une, déposée à Nancy, dans laquelle il allègue avoir fait l’objet, au retour d’une séance de jogging, dimanche dernier, dans le hall de l’immeuble où il loge, tenez-vous bien!, d’une «tentative d’assassinat».

 

Dans cette plainte, «consultée» par nos confrères de l’AFP, Zakaria Moumni affirme avoir été «attaqué et menacé de mort par quatre hommes, dont au moins deux étaient armés».

 

«Au moins quatre homme», dit ce champion, avant de préciser : «un des hommes a filmé la scène tandis qu’un autre a pointé vers lui une arme à feu»! Bien sûr pour un champion de l’affabulation, il faut au moins quatre hommes pour venir à bout de lui.

 

Récapitulons: quatre inconnus, dont «au moins deux» étaient armés, l’un d’une caméra, et l’autre, d’une arme à feu! A l’évidence, Zakaria Moumni n’avait pas de chance pour échapper à ses agresseurs-tueurs. Il affirme pourtant avoir pu prendre la fuite et se rendre dans un hôpital où des médecins ont constaté des blessures superficielles à l’arme blanche (pas l’arme à feu), au niveau du cou et des mains.

 

Probablement que l’agresseur s’est servi de son arme à feu comme d’un objet tranchant pour égratigner Zakaria Moumni au niveau du cou et aux mains.

 

Un scénario à dormir debout par lequel ce champion du racket cherche certainement à se remettre sous les feux des projecteurs et se refaire une célébrité après avoir sombré dans l’anonymat.

 

Et ce n’est pas tout, un des hommes aurait intimé à Moumni l’ordre de s’agenouiller et de dire: «Vive le roi avant de mourir». Plus c’est gros, mieux ça passe. C’est ce qu’a appris Moumni en accusant déjà le secrétaire particulier du roi, Mounir El Majidi, de l’avoir menacé de mort, en prétendant également que le patron du pôle DGSN/DGST a assisté à une séance de torture, en inventant une histoire où il prétend qu’on l’a menacé de dévoiler 58 vidéos «photomontages pornographiques le mettant en scène avec son épouse dans la chambre de l'hôtel de Rabat où ils étaient descendus à l'invitation des autorités marocaines en mars 2013». 


Il serait très curieux de connaître le résultat de l’enquête de la police française par rapport à ces quatre agresseurs de Zakaria Moumni qui auraient tenté de l’assassiner. La mise à nu des mensonges à répétition de l’intéressé ne peut venir que des autorités françaises.

 

Le Maroc a beau fournir tous les documents liés à ce maître chanteur qui a essayé d’escroquer le pays de la somme de 4.9 millions d’euros, les bienpensants en France accordent par marocophobie une écoute attentive à ses balivernes. Mais là, il vient peut-être de faire le mensonge de trop, et tout le monde attend l’issue de l’enquête sur quatre agresseurs qui se servent d’une arme à feu comme d’un couteau.

 

Quant à l’AFP, ce n’est pas la première fois qu’elle relaie les récits invraisemblables de Moumni, l’encourageant de la sorte dans ses affabulations. L’agence avait déjà repris dans une dépêche historique une supposée menace liée à une affaire de sextape.

 

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