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Taoufik Bouachrine
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Affaire Bouachrine: le moment de rendre des comptes

Par Moncef El Fassi le 08/03/2018 à 21h59

Kiosque360. Le procès de Taoufik Bouachrine a démarré le 8 mars. Contrairement aux vœux de ses avocats, la Cour a décidé que le dossier était prêt et que le procès pouvait commencer. Les détails sur l’«affaire du siècle».

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Le procès de Taoufik Bouachrine, directeur de publication de Akhbar Al Yaoum, a démarré le 8 mars devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca. Un sujet qui est largement relayé dans la presse nationale arabophone paraissant ce vendredi 9 mars.

 

Al Ahdath Al Maghribiya parle d’un face-à-face très tendu entre la défense du journaliste d’une part, le représentant du Parquet et la défense des victimes présumées d’autre part.

 

En fin de compte, la cour n’a pas donné suite aux requêtes de la défense du journaliste et présumé prédateur sexuel.

 

On retrouve le même sujet sur Al Akhbar de Rachid Ninny, ancien ami et associé de Bouachrine (pour le groupe Al Massae). Le journal revient sur les vices de forme, ou supposés tels, formulés par Me Mohammed Ziane, et qui portent sur l’absence de confrontation entre les présumées victimes et leur présumé bourreau.

 

«De nouvelles victimes dans l’affaire Bouachrine», titre le quotidien Assabah qui revient sur les péripéties du procès qui a démarré ce 8 mars devant la Cour d’appel.

 

Assabah, comme Al Ahdath ou encore Al Akhbar, revient longuement sur les virulents échanges au début de ce procès entre la défense du journaliste d’une part, et celle des victimes présumées et du Parquet d’autre part.

 

Les requêtes de la défense ont été rejetées en fin de compte. D'où le fait que le procès allait se poursuivre et au juge de commencer à convoquer les plaignantes et les déclarantes pour les interroger.

 

Signalons au passage que le procès de Bouachrine va reprendre le 15 de ce mois.

 

Les présumées victimes sont défendues par plusieurs avocats, dont Me Khadija Rouggani, une féministe convaincue, et Me Benjelloun Touimi du Barreau de Fès. 

 

Pour résumer, l’affaire Bouachrine ne fait que commencer.