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Travailleuses saisonnières
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Cueillette: des saisonnières marocaines dans les champs britanniques

Par Mohamed Younsi le 12/09/2018 à 20h27

Kiosque360. Mettant à profit l’expérience de ses travailleuses saisonnières en Espagne, le Maroc compte mettre le cap sur le marché britannique à partir de l’année prochaine. Les lois britanniques accordent un visa de six mois aux travailleurs saisonniers dans les champs agricoles.

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La main-d’œuvre marocaine sera exportée en Grande-Bretagne à partir de l’année prochaine. En effet, affirme Le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition de ce jeudi 13 septembre, des ouvrières saisonnières marocaines débarqueront dans les champs agricoles britanniques afin de prendre part à la prochaine campagne de cueillette des fruits et d’agrumes. L’expérience des ouvrières marocaines dans le sud de l’Espagne sera mise à profit dans ce cadre.

 

Citant des médias britanniques, les sources du quotidien précisent que le gouvernement de Theresa May envisage le recrutement de pas moins de 2.500 ouvriers saisonniers étrangers dans le domaine de l’agriculture, et ce à partir de l’année prochaine. Cette opportunité, ajoute le quotidien, sera saisie par le gouvernement marocain en vue d’obtenir des contrats pour la main-d’œuvre marocaine, d'autant que les lois britanniques prévoient des visas d’entrée d’une durée de six mois pour les ouvriers provenant de l’extérieur de l’Union européenne.

 

Rappelons que des milliers de saisonnières marocaines sont embauchées en Andalousie et ses régions pour la récolte des fraises et fruits rouges, de février à mai de chaque année, avec des contrats les obligeant à rentrer dans le royaume à l’issue de la cueillette. En plus des conditions draconiennes de travail, ces dernières années, d’autres problèmes de harcèlement, d’exploitation sexuelle, de violence et d’agression ont perturbé cet axe de coopération entre le Maroc et son voisin ibérique. Les départements du travail des deux pays ont été tenus pour responsables de cette situation. Cette expérience sera-t-elle mise à profit pour négocier de meilleures conditions de travail et la protection de la main-d’œuvre marocaine dans les champs britanniques? Telle est la question que se posent de nombreux observateurs.