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Événements d'Al Hoceïma: pourquoi le procès de certains accusés a été ajourné

Par Le360 (avec MAP) le 17/10/2017 à 16h12 (mise à jour le 18/10/2017 à 06h52)

La chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca a décidé, mardi, le renvoi au 24 octobre courant du procès de certains mis en cause dans les événements survenus dans la ville d’Al Hoceïma. Les raisons.

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Lors de l'audience publique d’un groupe de 21 accusés, la chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca a décidé d'ajourner leur procès afin de permettre à la défense de l’État et des victimes de présenter à la Cour une liste des noms des victimes, notamment dans les rangs des forces de l’ordre touchées durant ces événements.

 

Dans une déclaration à la presse, la défense de l’État et des victimes a indiqué que le nombre de blessés a atteint 170 personnes, dont les noms figureront sur une liste qui sera soumise au tribunal lors de la prochaine audience.

 

L’audience de mardi s’est déroulée dans deux salles séparées, la première ayant été réservée aux avocats, aux médias et aux organisations de défense des droits de l’Homme, alors que la deuxième a abrité les familles des mis en cause.

 

Au cours d'une audience tenue le 5 octobre, la Cour d’appel de Casablanca a rejeté toutes les requêtes de liberté provisoire au profit des mis en cause dans les événements d’Al Hoceïma, poursuivis devant ce tribunal, qui a entamé, le 12 septembre dernier, le procès du groupe composé de 21 accusés.

La DGAPR dément les allégations d'un détenu en lien avec les événements d'Al Hoceima

 

Cinq prévenus de ce groupe doivent répondre, chacun en ce qui le concerne, de plusieurs chefs d’inculpation, notamment "atteinte à la sécurité intérieure de l’État", "tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage", "préparation d’une conspiration contre la sécurité intérieure" et "réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume".

 

Ils sont également accusés d'avoir "ébranler la loyauté des citoyens envers l’État marocain et les institutions nationales", participer "à l’organisation d’une manifestation non autorisée", à "la tenue de rassemblements publics sans autorisation" et à "un attroupement armé".

 

Les autres mis en cause sont poursuivis, entre autres, pour délits "d’offense et de violence à l’encontre des éléments des forces publiques, ayant causé des blessures avec préméditation, la désobéissance armée, la détérioration de véhicules et de biens publics".