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saad eddine el othmani

Saâd-Eddine El Othmani annoncera bientôt les noms des quatre nouveaux ministres.

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Le dialogue social à l'épreuve de l'augmentation des salaires

Par Moncef El Fassi le 12/03/2018 à 19h57 (mise à jour le 13/03/2018 à 01h13)

Kiosque360. C'est demain que se réunissent les trois commissions thématiques chargées de donner de la teneur au dialogue social. Mais un premier écueil se présente déjà: celui de l'augmentation des salaires que revendiquent les centrales syndicales. Explications.

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C'est ce mardi 13 mars que se réunissent les trois commissions thématiques regroupant le gouvernement, le patronat et les centrales syndicales, pour concrétiser les recommandations du dialogue social que désire relancer le gouvernement El Othmani.

 

Selon Al Ahdath Al Maghribiya, dans son édition de ce mardi 13 mars, les syndicats les plus représentatifs et notamment le Confédération démocratique du travail (CDT), veulent d'abord être rassurés quant à la révision à la hausse des salaires.

Citant des sources syndicales, le quotidien estime qu'une augmentation des salaires sera un préalable pour relancer le dialogue social puisque, estiment les syndicalistes, aucune revendication n'a abouti pendant les cinq dernières années.

 

Les trois commissions thématiques, rappelle Al Ahdath, ont été instaurées après la réunion du 5 mars avec le gouvernement.

La première planche sur l'amélioration des revenus, la deuxième sur le secteur privé, alors que la troisième est dédiée au secteur public.

Les travaux de ces trois commissions, où tous les partenaires sont représentés, doivent aboutir à un accord final et global, qui devrait être signé en avril prochain, soit dans un mois à peu près.

 

Sous le gouvernement Benkirane, le dialogue social avait été pratiquement gelé en raison de profonds désaccords avec l'Exécutif sur la politique des salaires, ainsi que sur le volet des libertés syndicales, notamment l'exercice du droit de grève.

Pour ce dernier volet, une loi organique devait voir le jour. Mais cela prend du temps en raison de fortes divergences entre les syndicats et les représentants du patronat qui, à leur tour, font valoir "la liberté du travail" et la survie de l'entreprise.