Marina Smir. Transformé en boîte de nuit, un chiringuito pourrit la vie des résidents | www.le360.ma

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Marina Smir. Transformé en boîte de nuit, un chiringuito pourrit la vie des résidents

Par Qods Chabaa le 11/08/2017 à 12h33

Les résidents du complexe balnéaire de Marina Smir se plaignent de nuisances sonores émanant du restaurant de l'hôtel voisin. Les responsables de l'établissement hôtelier réagissent.

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Les résidents du complexe balnéaire Marina Smir au nord du Maroc sont en colère. Ils se plaignent de nuisances sonores émanant du restaurant de l’hôtel voisin, un chiringuito, transformé en boîte de nuit à ciel ouvert le soir venu.

 

Les soirées en plein air s'y poursuivent jusqu'à 5 heures du matin. Au grand dam des habitants. «On ne ferme pas l’œil de la nuit depuis le début de la saison estivale», déclare la propriétaire d’une villa sur les lieux à le360 avant de préciser: «Via notre syndic, nous n’avons eu de cesse de leur demander de baisser le volume. Le lieu n’est pas approprié pour une boîte de nuit puisqu'il n’est pas insonorisé. On vient ici se reposer mais désormais, ce n’est plus possible», poursuit la femme.

 

Le gérant du restaurant aurait fait valoir une autorisation octroyée par la wilaya de Tétouan. «Nous avons déposé plainte. Mais rien n’y fait», ajoute encore la propriétaire.

 

De son côté, Roukia Alaoui, la directrice générale de l’hôtel Marina Smir affirme à le360 qu’elle n’a reçu aucune réclamation. «Je ne peux pas réagir vu que je n’ai reçu aucun écrit et que personne n’est venue me voir à ce sujet».

 

Cette déclaration de la DG de l'hôtel vient contredire les propos des résidents qui, eux, assurent lui avoir fait part de leur mécontentement. «Ce qu’elle dit n’est pas vrai», lance une autre résidente.

 

Roukia Alaoui parle d'une formule pour booster le tourisme en été dans cette région du Maroc qui est en inertie durant le reste de l’année. «C’est de l’animation et c'est une façon de retenir les jeunes qui se rendent en Espagne pour faire la fête, car rien ne leur est offert dans leur pays». Et les résidents de répondre: « Est-ce une raison pour nous pourrir la vie?». Affaire à suivre.