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Nouvel An de l’Hégire: l’alcool autorisé à Casablanca, interdit à Marrakech

Par Fayza Senhaji le 11/09/2018 à 20h53

Kiosque360. Le Nouvel An de l’Hégire a été une nouvelle occasion de constater les divergences dans les décisions prises par les responsables locaux quant il s’agit d’autoriser, ou pas, la commercialisation d’alcool lors d'événements religieux.

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C’est une histoire qui nous remet face au manque de cohérence marquant les décisions prises par les responsables locaux des diverses régions du royaume. Ainsi, à l’occasion du nouvel an de l’Hégire, événement considéré comme religieux, la vente d'alcool a été interdite dans certaines villes du Maroc, mais pas dans d'autres.

 

Dans son édition du mercredi 12 septembre, Assabah revient sur cette incohérence observée la nuit du nouvel an musulman. En effet, le ministère de l’Intérieur a donné carte blanche aux gouverneurs de chaque ville, les laissant libres de décider de l'autorisation de la vente d'alcool ou de son interdiction et, auquel cas, de la durée de la suspension de la commercialisation.

 

Au moment où une ville comme Marrakech, réputée pour son attractivité touristique, s’est vu imposer une interdiction de 24 heures à partir de lundi, la ville d’Essaouira a vu son gouverneur lui imposer une interdiction de 48 heures. Il en est de même pour Tanger et Rabat. Pourtant, la vente d’alcool est restée libre à Casablanca, où aucune interdiction n’a été mise en place. Une incohérence dans les décisions des représentants de l’Intérieur qu’Assabah, rapportant les propos d’une de ses sources, tourne en dérision.

 

Le journal revient ainsi sur la loi régissant la commercialisation des boissons alcoolisées, qui impose l’obtention d’une autorisation préalable. C’est d’ailleurs à cause du refus de l’octroi de cette autorisation, rappelle le quotidien, qu’un grand hôtel de Casablanca ne peut servir d'alcool à ses clients, alors qu’il semble remplir toutes les conditions pour.

La même loi stipule également que la commercialisation de ces boissons est exclusivement réservée aux clients non musulmans et que toute infraction à cette règle peut même mener en prison.

 

A la lecture des décisions prises par les responsables locaux à l’occasion du Nouvel An de l’Hégire, à Marrakech, les clients constitués pourtant, en partie, de touristes étrangers, sont considérés comme des musulmans à qui la vente d’alcool n’est pas autorisée, alors que les Casablancais sont tous des «non musulmans» qui peuvent trinquer sans inquiétude!