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Nouvelle hausse des prix des fruits et légumes au Maroc

Par Fayza Senhaji le 06/11/2018 à 21h32

Kiosque360. Les menaces de débrayage des commerçants du marché de gros font craindre le pire aux consommateurs casablancais. Les prix des fruits et légumes devraient sans doute connaître d’importantes hausses dans les prochains jours.

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Décidément, les temps sont durs pour les Casablancais. Après l’impact de la grève des transporteurs de marchandises sur les prix des produits de consommation, un nouveau renchérissement des prix des fruits et des légumes est à prévoir dans les quelques jours à venir.

 

Dans son numéro du mercredi 7 novembre, Al Massae écrit que les commerçants du marché de gros de Casablanca menacent de mener un débrayage pour dénoncer le relèvement des taxes et consignations que leur impose la direction du marché et qui risquent, selon eux, de mener plusieurs vendeurs à la faillite.

 

La publication explique que les commerçants ont déjà tiré la sonnette d’alarme, en appelant les autorités de la ville à réagir pour «protéger le citoyen qui, in fine, est le premier à subir la taxe» qui leur est imposée. A défaut, ils n’auraient d’autre choix que de répercuter les hausses décidées par la direction du marché de gros sur les prix de vente, impactant de ce fait le portefeuille des ménages casablancais.

 

D’après Al Massae, si les Casablancais se plaignent de la cherté des fruits et légumes dans les souks et commerces de proximité, c’est avant tout en raison de ces taxes revues à la hausse au niveau du marché de gros. Du coup, pour les commerçants, c’est la direction du marché qui doit assumer pleinement la responsabilité de cette situation.

 

D’ailleurs, à en croire la publication, plusieurs d’entre eux ont déjà déserté le marché de gros en raison de leur incapacité de supporter les surcoûts que de telles décisions impliquent, ce qui est en soit une cause de renchérissement des prix. Cette situation impacte le portefeuille des Casablancais, mais également les caisses de la ville, puisque ces commerçants «déserteurs» créent également un manque à gagner pour le marché qui ne se fait plus payer les taxes.