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Omra 2016: des pèlerins interdits de voyage à cause du vaccin contre la méningite

Par Abdelhafid Lagzouli le 28/04/2016 à 22h21 (mise à jour le 28/04/2016 à 22h29)

Kiosque360. L’Institut Pasteur ne dispose que de 1.300 doses de vaccin contre la méningite. Un nombre bien insuffisant, vu le nombre important de pèlerins souhaitant accomplir la Omra. Plusieurs d’entre eux se sont tournés vers des agences de voyage livrant de fausses attestations de vaccination.

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Le vaccin contre la méningite est en rupture de stock sur les marchés internationaux. «Selon Naïma El Mdaghri, directrice de l’Institut Pasteur, cette rupture de stock n’a pas permis au Maroc d’acquérir des quantités suffisantes de vaccin. Mais l’Institut et le ministère de la Santé fournissent les efforts nécessaires pour approvisionner le marché marocain dans les plus brefs délais», rapporte Al Massae dans son numéro de ce vendredi 29 avril.

En attendant, certains Marocains souhaitant accomplir la Omra risquent de reporter leur projet à une date ultérieure, bien que «les efforts fournis visent à garantir aux pèlerins marocains les vaccins nécessaires à leur départ vers les Lieux Saints», comme l'affirme El Mdaghri.

 

Dans une interview accordée au journal, la directrice de l’Institut explique qu’une partie de la responsabilité incombe aux pèlerins qui attendent «la dernière minute» pour se diriger, parfois à peine 24h avant le voyage, vers l’Institut en vue de se faire vacciner. Or, «la vaccination doit se faire dix jours avant le départ pour garantir une efficacité maximale», rapporte le journal.

 

Les pèlerins doivent donc être plus vigilants. «Certaines agences de voyage fournissent l’attestation de vaccination aux pèlerins contre des sommes d’argent», révèle la directrice de l’Institut Pasteur. En outre, rappelle-t-elle, le prix du vaccin a augmenté de 200 DH. Une hausse normale, selon la responsable, puisque le nouveau vaccin est plus performant et assure une meilleure protection.

 

Par ailleurs, souligne El Mdaghri, l’Institut Pasteur est menacé de faillite. Et seule une intervention de l’Etat pour réduire ses dettes, qui s'élèvent à 99 millions de dirhams, pourrait remédier à la situation.