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Volaille
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Plus de 15.000 abattoirs de volailles opèrent sans contrôle

Par Younès Tantaoui le 23/12/2016 à 21h42 (mise à jour le 24/12/2016 à 00h22)

Kiosque360. Une récente étude révèle que 92% de la viande de poulet commercialisée au Maroc proviennent d'abattoirs fonctionnant "au noir" échappant à tout contrôle.

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Plus de 15.000 unités d’abattage de volailles sont opérationnelles au Maroc échappant à tout contrôle. C’est ce qu’aurait révélé une récente étude dont les principales conclusions sont rapportées par Al Massae dans son édition du week-end des 24 et 25 décembre. Celle-ci aurait été réalisée par le cabinet Mazars en collaboration avec l'association nationale des abattoirs industriels avicoles.

 

L’étude en question va encore plus loin, en annonçant que 92% de la viande de poulet commercialisée au Maroc transite par le réseau informel et notamment les abattoirs clandestins. Il en est de même pour la viande de dinde dont 20% proviendraient du même circuit, ce qui témoigne de l’ampleur de la filière informelle dans le commerce de la viande de volaille.

 

Al Massae ajoute que l’étude a également révélé que seuls 25 abattoirs opérant au Maroc répondent aux normes internationales et aux exigences réglementaires en matière de contrôles.

 

Concernant les unités autorisées à commercialiser la viande de poulet, leur nombre ne dépasse pas les 7300 pour tout le royaume et 700 pour la viande de dinde.

 

Lors de la conférence de présentation des résultats de cette étude, les responsables de la fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), à laquelle est affiliée l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles, ont expliqué que l’objectif in fine n’est pas d’interdire ou de stopper catégoriquement l’activité des unités informelles. Il est plutôt question de réfléchir à des solutions permettant de professionnaliser le secteur et le structurer pour éviter tout danger pour le consommateur.

 

Les mêmes responsables ont expliqué, selon Al Massae, que le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime ainsi que les services en charge de l’hygiène sont conscients de l’ampleur du problème. Cependant, les autorités locales dans les villes et les régions relevant du ministère de l’Intérieur sont tout simplement dans l’incapacité d’appliquer strictement la loi.