Procès Bouachrine: un avocat casse le nez d’une journaliste | www.le360.ma

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Procès Bouachrine: un avocat casse le nez d’une journaliste

Par Zineb El Ouilani le 19/04/2018 à 23h53 (mise à jour le 20/04/2018 à 00h26)

Kiosque. Un avocat a insulté des journalistes et agressé physiquement une consœur qui couvrait une audience du procès de l’éditorialiste Taoufiq Bouachrine devant la Cour d’appel de Casablanca. Les détails.

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C'est une première dans le genre. Un avocat du barreau de Casablanca a agressé physiquement, au sein même du tribunal, une journaliste qui couvrait, mercredi, à la Cour d’appel de Casablanca, une audience du procès du directeur d’Akhbar Al Yaoum, Taoufiq Bouachrine. C’est ce que rapportent Al Massae et Al Ahdath Al Maghribia dans leurs éditions de ce vendredi 20 avril.

 

Selon Al Massae, l’avocat a cassé le nez de la journaliste à la suite d'une altercation avec deux autres journalistes à l’intérieur de la salle d’audience. Le différend, parti d’un échange de propos hostiles, a pris un mauvais tour quand l’avocat a insulté l’un des journalistes en le qualifiant de «hmar» (littéralement : âne). La journaliste qui était en train de faire son travail a été attaquée par l’avocat avant de se retrouver à terre, inconsciente. Les examens médicaux qu’elle a subis ont révélé qu’elle avait une fracture au niveau du nez.

 

De son côté, Al Ahdath rapporte que la journaliste a été agressée dans le hall de la Cour d’appel. Selon ce journal, tout a commencé quand l’agresseur est intervenu dans une prise de bec entre un journaliste et un jeune avocat. Mais au lieu d’essayer d’apaiser les esprits, il n’a fait qu’envenimer la situation en puisant dans un langage ordurier et humiliant. Quand d’autres journalistes se sont indignés et lui ont signifié que ce genre de propos ne seyait pas à une robe noire, l’avocat s’est montré plus virulent encore, continuant de traiter le journaliste de «hmar». C’est à ce moment qu’il s’est retrouvé face à la journaliste Fatima-Zahra Rajmi de Chouf TV, qui était en train de filmer l’incident, qu’il a frappée avec son téléphone portable, selon Al Ahdath.


Cette agression, inédite dans un tribunal, a été condamnée par le bureau exécutif du Syndicat national de la presse marocaine qui a exprimé toute sa solidarité avec la journaliste et ses confrères.