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Réseaux sociaux: à qui profite le bad buzz?

Par Fayza Senhaji le 11/10/2018 à 21h04

Kiosque360. Les informations faisant le buzz sur les réseaux sociaux permettent à ceux qui les publient sur leur page d’attirer les followers, de créer l’interaction et, par ricochet, de se vendre aux entreprises.

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Les réseaux sociaux ont été envahis, ces derniers jours, par des images et vidéos de soirées festives organisées par un groupe de jeunes actifs sur Facebook. Ce sont plus de 50 jeunes appartenant au groupe appelé «Broolkyn» qui ont lancé un challenge pour organiser des soirées à la façon «khalijie» dans l'un des hôtels de la capitale marocaine. Le contenu de ces soirées a fait le tour de toutes les pages des réseaux sociaux. 

 

L'un des membres du groupe a expliqué au journal Al Akhbar, qui rapporte ses propos dans son édition du vendredi 12 octobre, que «l’objectif de cette soirée était essentiellement de répondre de façon satirique au piratage du groupe Glamour, qui a eu lieu il y a quelques mois».


Le journal assure que le groupe Brooklyn a réussi, en l’espace de quelques heures, à collecter des milliers de likes. La course vers le recrutement des membres et des likes entre les groupes est une réalité. D’ailleurs, les membres du groupe Brooklyn ont expliqué, à travers plusieurs publications, que cet événement était un message lancé aux autres groupes pour les encourager à «aller chercher leur gagne-pain virtuel».


Dans son analyse du phénomène, le journal Al Akhbar indique, par ailleurs, que le «Hrig» investit fortement, en ce moment, les réseaux sociaux. En effet, le phénomène de l’immigration clandestine a connu une importante visibilité sur les réseaux sociaux au cours des deux dernières semaines, ce qui a permis à certaines pages de recruter des activistes en quelques heures seulement et de multiplier par dix le nombre de leurs admirateurs.


Tous ces phénomènes qui se répandent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux permettent aux pages et groupes d’attirer les milliers de followers et admirateurs qui interagissent avec le contenu publié. Cette interaction est par la suite commercialisée par les administrateurs de ces pages auprès des entreprises et d’autres institutions. Le journal estime que ces pages sont utilisées à des fins publicitaires ou même idéologiques, comme ce fut le cas pour le «Hrig», vu qu’en l’espace de quelques semaines, ces pages ont réussi à convaincre les masses de saluer ce phénomène et de l’encourager. Al Akhbar ajoute qu’il s’agit d’un commerce fructueux pour ceux qui s’y connaissent.