Santé: une nouvelle grève des médecins risque de paralyser les hôpitaux publics | www.le360.ma

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Louardi

Houcine El Ouardi, ministre de la Santé. 

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Santé: une nouvelle grève des médecins risque de paralyser les hôpitaux publics

Par Mohammed Ould Boah le 02/10/2017 à 21h12 (mise à jour le 03/10/2017 à 00h11)

Kiosque360. Le bras de fer entre le ministère de la Santé et les médecins du secteur public ne baisse pas d’intensité. Deux semaines seulement après une première grève, les médecins menacent de récidiver, prétextant que le département de Louardi ne veut pas dialoguer mais juste gagner du temps.

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Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) annonce qu’une nouvelle grève générale sera observée dans tous les hôpitaux publics et centres de santé du royaume, le lundi 16 octobre courant.

 

Dans son édition du mardi 3 octobre, le quotidien Al Massae rapporte que ce mot d’ordre de grève intervient moins de deux semaines après une première grève des médecins publics, grève qui a abouti à un autre dialogue (de sourds) avec le ministère de la Santé, à la fin de la semaine écoulée, dans les locaux mêmes du département de tutelle. Ce jeu de dialogues-grèves dure de façon quasiment ininterrompue, depuis plus d’une décennie, entre les professionnels de la santé et leur ministère, même si les premiers ont réussi à arracher quelques acquis.

 

Dans une déclaration à Al Massae, Alaoui El Montadar, secrétaire national du SIMSP, précise que son syndicat a décidé de rééditer une autre grève, le 16 octobre courant, après qu’il lui est clairement apparu que le ministère de la Santé ne cherchait pas à trouver un accord avec les médecins, mais juste à gagner du temps.  Et d'ajouter que ces mouvements de protestation ne s’arrêteront pas tant que le département de Houcine Louardi n’aura pas répondu favorablement aux revendications des médecins du secteur public.

 

Et quelles sont ces revendications? Très adroits, les médecins publics cherchent d’abord à mettre le citoyen de leur côté en s’érigeant en défenseurs de son droit à des soins de haute qualité. Ainsi, Al Mounatader Alaoui explique que son syndicat exige d’abord du ministère qu’il dote tous les hôpitaux en équipements et moyens logistiques adéquats en vue de permettre aux médecins d’accueillir les usagers de l’hôpital public dans des conditions optimales de confort.

 

L’autre revendication, sur laquelle les médecins publics se disent intransigeants, est celle de l’adoption de l’équivalence entre doctorat en médecine et doctorat d’Etat. Une mesure qui leur permettra de profiter de l’indice salarial 509, soit un salaire de 15.000 DH/mois, avec tous les avantages administratifs et financiers qui en découlent.

 

Pour rappel, le SIMSP avait auparavant prévu un simple sit-in devant le ministère de la Santé, le 16 octobre. Ce sit-in s'est finalement transformé en grève générale dans tous les hôpitaux publics et centres de santé, où seuls les urgences et services de réanimation seront fonctionnels. Mieux vaut donc ne pas tomber malade le 16 octobre courant.