Syrie: l'histoire de Meryem, une Marocaine de Daech | www.le360.ma

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Syrie: l'histoire de Meryem, une Marocaine de Daech

Par Zineb El Ouilani le 18/06/2018 à 00h38 (mise à jour le 18/06/2018 à 08h19)

Kiosque360. Cette jeune marocaine avait fui son pays d’accueil, l’Italie, pour rejoindre Daech. L'histoire de Meryem Rahili, qui s'est retrouvée dans les prisons syriennes.

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Elle était recherchée depuis plus de trois ans par Interpol, sur demande des autorités italiennes. Mais il s'est avéré difficile de localiser cette jeune femme d’origine marocaine, qui avait disparu des radars.

C’est désormais chose faite, rapporte Al Ahdath Al Maghribiya qui, dans sa livraison datée de ce 18 juin, se fait l’écho d’un reportage diffusé par une chaîne italienne.

 

Partie rejoindre Daech alors qu’elle était célibataire, Meryem Rahili est aujourd’hui mère de deux enfants dont le père est un combattant de Daech qui croupit à son tour, aujourd'hui, dans les prisons syriennes.

 

A l’équipe de télévision italienne qui l’interrogeait, souligne la publication, la jeune femme maroco-italienne a avoué regretter d’avoir rejoint l’organisation terroriste et que son rêve, actuellement, était de rentrer en Italie ou au Maroc.

Selon les enquêtes menées par les services italiens, la jeune femme avait rejoint les rangs de la Katiba (contingent) «Al Khnasa’e», affiliée à Daech, après s’être introduite sur le territoire syrien via la Turquie.

 

La publication rappelle que Meryem Rahili avait été condamnée à quatre ans de prison ferme par une Cour de Venise, avec obligation de quitter le territoire une fois purgée sa peine.

 

Le destin de Meryem Rahili est assez particulier et n’a rien d'un conte de fée. A ses amis, sur les réseaux sociaux, elle n’avait cessé de vanter la vie sous le règne de Daech. Puis elle avait disparu. On l’avait même donnée pour morte dans une bataille à Raqqa.

 

Aujourd’hui, la donne a changé. Les autorités italiennes demandent officiellement à leurs homologues syriens l'extradition de la jeune femme, afin qu’elle puisse purger sa peine de quatre ans de prison.