Traite d'êtres humains: le président du Kawkab et son épouse au cœur d'un scandale | www.le360.ma

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Domestique philippine
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Traite d'êtres humains: le président du Kawkab et son épouse au cœur d'un scandale

Par Zineb El Ouilani le 10/07/2018 à 23h32

Kiosque360. Le président du Kawkab de Marrakech et son épouse seront auditionnés par un juge d’instruction pour séquestration de quatre femmes de ménage philippines. Ils risquent aussi des poursuites pour traite d’êtres humains. Récit.

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Le président du Kawkab de Marrakech (KACM) et son épouse vont à nouveau être auditionnés par un juge d’instruction près la Cour d’appel de la ville ocre. Ils sont accusés d’avoir séquestré et violenté quatre femmes de ménage d’origine philippine.

 

Al Akhbar, dans sa livraison de ce mercredi 11 juillet, affirme que Y.S. et sa femme risquent également des poursuites pour traite d’êtres humains, complicité et participation dans le délit de séjour illégal.

 

A en croire la publication, l’affaire a éclaté le 15 mai dernier, quand une domestique philippine a trompé la vigilance des gardiens de la villa du président du Kawkab pour s’échapper.

Une fois libre, la jeune femme a alerté l’ambassade de son pays à Rabat, indiquant que quatre de ses concitoyennes étaient toujours séquestrées par Y.S. et son épouse. Parmi les victimes, se trouvaient sa propre sœur, qui aurait été rouée de coups par la maîtresse de maison.

 

La police s’en est mêlé, a libéré les femmes séquestrées et a réussi, le lendemain, à mettre la main sur l’épouse de Y.S.

Quant au président du Kawkab, il a commencé par disparaître dans la nature, avant de se raviser et de se livrer à la police une semaine plus tard.

 

Interrogés dans un premier temps en état d’arrestation, Y.S. et sa femme ont été libérés après avoir payé une caution de 100.000 dirhams chacun.

Aujourd’hui, la justice rouvre le dossier, même si deux des cinq plaignantes ont signé un document pour abandonner les poursuites contre les mis en cause.

  

Pour mesurer la gravité des faits reprochés au couple marocain, sachez, rapporte Al Akhbar, que l’une des victimes, après examen, a eu droit à un certificat médical d’incapacité physique de 50 jours.