Transport international: les professionnels menacent de paralyser le secteur | www.le360.ma

ع
Transport routier
© Copyright : Dr

Transport international: les professionnels menacent de paralyser le secteur

Par Fayza Senhaji le 08/06/2017 à 20h27

Kiosque360. Alors que les opérateurs espagnols continuent de travailler normalement sur le sol marocain, les transporteurs nationaux se voient interdire l’accès sur le territoire ibérique, une situation qui les pousse aujourd’hui à se révolter.

aA

Le secteur du transport routier international risque d’être complétement paralysé ce vendredi 9 juin, en raison d’une grève des différents opérateurs, rapporte Al Massae dans son édition du jour. Le quotidien explique que le secteur s’apprête à vivre une véritable crise suite au refus des autorités espagnoles de reconnaître des autorisations d’exercer délivrées par le ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau. Une situation qui les lèse, naturellement, face à leurs homologues espagnols qui continuent de circuler tranquillement entre les deux rives de la méditerranée.

 

Les opérateurs ont donc adressé un ultimatum au chef du gouvernement, ainsi qu’à leur ministre de tutelle, menaçant de paralyser tout le secteur pour protester contre ce refus «non justifié» des autorités espagnoles de les laisser accéder à leur territoire.

 

Citant ses sources, Al Massae explique que cette situation perdure depuis le mois de dernier. 170 camions assurant la liaison entre le Maroc et l’Europe seraient actuellement bloqués au niveau du port d’Algesiras. Certes, le ministère de l’Equipement et du transport a pu obtenir des autorités espagnoles quelque 3.000 autorisations temporaires. Cependant, explique Al Massae, ce chiffre ne couvre pas les réels besoins du secteur et c’est à peine s’il permettra aux transporteurs marocains de circuler durant un mois supplémentaire. C’est d’ailleurs pourquoi les opérateurs insistent aujourd’hui pour obtenir des autorisations d’au moins sept mois qui leur permettraient de travailler au moins jusqu’à la fin de l’année en cours.