Travailleuses marocaines maltraitées en Espagne: ouverture d'une enquête | www.le360.ma

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Travailleuses saisonnières
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Travailleuses marocaines maltraitées en Espagne: ouverture d'une enquête

Par Mohamed Younsi le 16/05/2018 à 21h38

Kiosque360. Une commission maroco-espagnole a été mise en place pour enquêter sur les conditions de travail des saisonnières marocaines en Espagne, un média allemand ayant avancé qu'elles étaient victimes de maltraitance et d'agressions sexuelles.

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Des travailleuses saisonnières marocaines travaillant, dans la région espagnole de Huelva, à la cueillette des fruits rouges, seraient victimes d’exploitation abusive, de violences racistes, de maltraitance, de viol et d’agressions sexuelles. C’est du moins ce que laissent entendre les révélations d’une enquête menée par un média allemand, Correctiv, en collaboration avec le site électronique Buzzfeed news, auprès d’un groupe de saisonnières de différentes nationalités.

 

Ces révélations ont provoqué la mise en place d’une commission mixte maroco-espagnole qui s'est rendue sur les lieux, la semaine dernière, pour tirer cette affaire au clair, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum qui, dans son édition de ce jeudi 17 mai, cite des sources espagnoles. Cette commission, précise le quotidien, est composée de responsables des ministères marocain et espagnol du travail et de l’insertion professionnelle, de l’Agence nationale de l’emploi et de la promotion des compétences (ANAPEC) et de l’ambassade du royaume d’Espagne au Maroc.

 

Les membres de cette commission mixte se sont déplacés à Huelva pour s’enquérir des conditions de travail des saisonnières marocaines. A ce propos, des sources espagnoles affirment au quotidien que «ces visites sur le terrain apportent un soutien moral et psychique aux travailleuses saisonnières marocaines et leur donne le sentiment que leur pays veille sur leur sécurité et leurs conditions de travail, même à distance». Toutefois, ajoutent les mêmes sources, «certains comportements racistes, qui ne sauraient être combattus par des visites protocolaires, exigent des actions concrètes».