Vente pyramidale: 6000 Marocains victimes d’une société fictive à Casablanca | www.le360.ma

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Vente pyramidale: 6000 Marocains victimes d’une société fictive à Casablanca

Par Mohamed Younsi le 31/01/2016 à 19h57 (mise à jour le 01/02/2016 à 01h31)

Kiosque360. Une ressortissante soudanaise et son fils ont roulé pas moins de 6000 Marocains en leur faisant miroiter des gains rapides, à travers l'escroquerie de la vente pyramidale. Le fils a été arrêté et déféré, dimanche, devant le parquet de Casablanca.

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«TV Express». Cette société fictive, installée dans le quartier des Maârif, à Casablanca, sur l'initiative d'une ressortissante soudanaise et son fils, a escroqué pas moins de 6000 Marocains en leur faisant miroiter des gains rapides, des voyages dans 152 pays et 12.000 villes à travers le monde dans les meilleures conditions, en plus de réductions de 40% pour la location de voitures et les nuitées dans des hôtels touristiques. La société fictive appliquait le principe de la vente pyamidale, forme d’escroquerie qui consiste à faire que chaque personne piégée recrute plusieurs nouveaux membres pour la société, soit des "filleuls", rapporte le quotidien Assabah dans son édiction de ce lundi 1er février.

 

Ainsi, en une semaine, une victime a pu recruter huit nouveaux clients qui ont versé 1.32 million de dirhams dans les caisses de la fameuse société.  La formule de la vente pyramidale motive en effet chaque personne à multiplier ses "filleuls" en vue de gagner plus. Certaines victimes ont même convaincu leurs proches et amis de rejoindre ce réseau infernal.

Mais les semaines passaient, les mois se suivaient et rien ne se profilait à l’horizon. «Durant le dernier mois de Ramadan, les victimes, qui n'avaient profité d'aucun des voyages promis au départ, ont commencé à s’interroger sur l'honnêteté de ce système qu’ils n'avaient eux-mêmes eu de cesse de défendre en le vendant à leurs proches et amis», précise le quotidien. Le doute s’est installé. D'autant que les victimes, au siège de la société, n'ont pu rencontrer que des employés. Chose qui les a poussées à se renseigner auprès du service des impôts où elles ont découvert que ladite société n’était pas en règle avec le fisc. De la pure arnaque.

 

«Une victime s’est retrouvée dans l’obligation de restituer à ses proches une somme de 40.000 dirhams pour que sa relation avec sa famille ne soit pas altérée», souligne le quotidien. D’autres personnes encore se sont retrouvées noyées dans des crédits. Le suspense a duré jusqu’à vendredi dernier, jour où des victimes ont interpellé, dans le quartier des Maârif, le fils de la ressortissante soudanaise qu'il ont immédiatement conduit au commissariat.

 

Samedi, des procès-verbaux ont été dressés par la police judiciaire d’Anfa et les déclarations des victimes ont été enregistrées. Le mis en cause a été déféré, dimanche, devant le procureur du roi près le tribunal de première instance de Ain Sebaâ. Sa mère aurait réussi, quant à elle, à quitter le territoire national.