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Cover Vidéo - الازبال تغرق الاحياء الراقية بمدينة الدارالبيضاء
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Vidéo. Des montagnes d'ordures dans les quartiers chics de Casablanca

Par Qods Chabaa et Adil Gadrouz le 20/11/2017 à 17h59 (mise à jour le 20/11/2017 à 18h16)

Les deux sociétés de ramassage des ordures à Casablanca, Derichebourg Maroc et Mecomar, sont visiblement débordées et incapables de s'acquitter de leur mission. Résultat: même les quartiers huppés de Casablanca croulent sous les déchets. La preuve par l'image.

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Les quartiers populaires et les zones périphériques de la métropole ne sont pas les seules à crouler sous les montagnes d’ordures. Dans des quartiers huppés, du boulevard d’Anfa au quartier Gauthier, et jusque dans la célèbre rue de Hassan Souktani, les bennes à ordures débordent et le paysage urbain ressemble presque à une décharge à ciel ouvert.

 

Dans ce reportage, habitants comme visiteurs de ces quartiers témoignent de cette situation alarmante et incriminent les autorités en charge de la gestion des déchets, les prestataires, mais aussi les propriétaires des restaurants et autres cafés riverains.

 

 

 

Tout a commencé quand le Conseil de la ville de Casablanca a rompu à l’amiable, en octobre 2017, son contrat avec la société Sita Blanca. Depuis, c’est la société de développement local Casa Prestation qui assure un intérim de six mois en attendant qu’une autre entreprise prenne la relève. Cet intérim est géré par deux sociétés: Derichebourg Maroc, dirigée par Youssef Ahizoune, fils du patron de Maroc Telecom, pour les quartiers huppés de la ville (Anfa, Gauthier...) et Mecomar pour les autres quartiers. Force est de constater que ni l'une ni l'autre ne s'acquittent convenablement de leur mission. Et si dans les endroits les plus chics de Casablanca, les images sont pour le moins choquantes, que dire du reste de la métropole?

 

Dans quatre mois, un nouvel appel d'offres sera lancé pour sélectionner deux nouvelles entreprises en lieu et place de Sita. Mais en attendant, l'état de de la ville, capitale économique et hub africain, relève de l'inadmissible.