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Vidéo. «Le Défi de la baleine bleue»: ce qu'en dit l’association «Sourire de Reda»

Par Qods Chabaa et Saâd Aouidy le 30/01/2018 à 17h23

L'association «Sourire de Reda» qui lutte contre le suicide des jeunes apporte son éclairage sur le dangereux «Défi de la baleine bleue», un jeu en ligne venu de Russie. C'était ce matin, à l'occasion du lancement de sa nouvelle campagne de sensibilisation.

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Le «Défi de la baleine bleue» a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Ce jeu créé en Russie incite ses participants à relever plusieurs défis, dont celui de se suicider, et peut par conséquent mener à la mort, mais ça n'a pas été le cas au Maroc.

 

C’est ce que confirme Véronique Fima, la directrice générale de l’association «Sourire de Reda», à le360. A l’occasion de la nouvelle campagne annuelle intitulée «Ana Maak», les membres fondateurs de cette association ont décidé d’évoquer ce jeu et ses conséquences sur la vie des jeunes. «Il y a eu beaucoup de rumeurs et nous avons décidé d’apporter quelques éclairages sur ce Blue Whale Challenge», ajoute la directrice.

"Tanger: la DGSN dément le suicide d'un enfant à cause du jeu de la ""Baleine bleue"" 

 

Le Défi de la Baleine bleue est un jeu sur internet qui repose sur cinquante défis allant des plus anodins, par exemple «écrit F57 sur ta main» ou «dessine une baleine», aux plus morbides comme «lève-toi à 4h20 et regarde des vidéos effrayantes» ou «saute du toit et pends-toi». Le jeune, mis en relation avec un parrain, va être poussé à accomplir ces cinquante défis durant cinquante jours. Commence alors une véritable emprise psychologique.

 

Pour les membres de l’association, le sujet de la baleine bleue n’était qu’une porte d’entrée pour entamer la conférence de presse organisée ce mardi 30 janvier à Casablanca. «Ce défi, à l’instar de tant d’autres, nous renseigne sur une seule chose: le mal-être et la souffrance des jeunes», a déclaré Meryem Bouzidi Laraki, la présidente de l’association «Sourire de Reda».

 

L’association, créée en 2009, est connue pour son centre d'appel «Stop silence» qui offre un espace d’écoute aux jeunes en souffrance, victimes de harcèlement à l’école ou d’autres situations pouvant les plonger dans un profond mal-être.

 

«C’est un espace d’écoute par chat gratuit, anonyme et confidentiel, réservé aux jeunes, accessible dans toutes les régions du Maroc. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 1.700 échanges traités depuis 2011 et sommes ouverts 4 jours par semaine», souligne Meryem Bouzidi Laraki.

 

Cette année, «Sourire de Reda» a choisi d’élargir son cercle d’écoutants et de personnes aidantes en poussant tout le monde à intervenir. La campagne nationale de prévention du suicide des jeunes, célébrée le 5 février, s'articule en 2018 autour du slogan: «Nous avons tous les super pouvoirs d’aider».