Viol collectif d’une collégienne française: les coupables devant la justice

DR

Revue de presseKiosque360. Une collégienne française fréquentant la mission française de Mohammedia a porté plainte pour avoir subi plusieurs viols collectifs sous la menace. Une enquête est ouverte. Plusieurs collégiens sont poursuivis dans cette affaire.

Le 22/07/2018 à 22h24

Des collégiens devraient comparaître devant le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca dans le cadre d’une affaire de viols collectifs, harcèlement sexuel et chantage. Une plainte a été déposée par la mère de leur camarade de classe, une adolescente française âgée de 13 ans, qui les accuse de l’avoir agressée sexuellement aussi bien au sein même de l’établissement scolaire appartenant au réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, que dans les environs du collège, rapporte Assabah dans son édition de ce lundi 23 juillet.

Le quotidien affirme que la police judiciaire de Mohammedia a auditionné quatre élèves mis en cause par la jeune fille qui, dans la déposition faite en présence de sa mère, a décrit aux enquêteurs les sévices que lui auraient fait subir ces adolescents qui poursuivent leurs études dans le même collège. Elle les accuse d’avoir usé, pour l'obliger à se soumettre à leurs désirs, de chantage aux photos et à la sextape, qu’ils menaçaient de diffuser sur les réseaux sociaux.

Dans un entretien téléphonique, la mère de la plaignante a affirmé que son but n’était absolument pas d’emprisonner les enfants. Elle a indiqué avoir porté plainte pour que justice soit faite et pour que sa fille sache que la loi la protège.Selon elle, aussi bien les mis en cause que l’établissement scolaire, dont les responsables devaient faire preuve de plus de vigilance eu égard à l’énorme responsabilité qu’ils endossent, mériteraient d'être sanctionnés.

La mère de la plaignante dit aussi avoir porté plainte dans le but d’encourager les parents à surveiller leurs enfants mineurs et à contrôler leurs téléphones portables, note encore Assabah. Elle a également exprimé sa douleur quant aux conséquences psychiques et sociales que ces pressions ont eues sur son enfant. Ce sont d’ailleurs ces changements qui l’ont alertée, bien avant que l’adolescente ne se confie à elle.

D'après la mère de la plaignante, d’autres élèves auraient subi les mêmes pratiques de harcèlement, souligne Assabah.

Par Zineb El Ouilani
Le 22/07/2018 à 22h24