Visite technique: les peines de prison planent sur les contrôleurs de véhicules | www.le360.ma

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Visite technique: les peines de prison planent sur les contrôleurs de véhicules

Par Mohammed Ould Boah le 12/02/2018 à 23h14

Kiosque360. Les contrôleurs chargés de la visite technique des véhicules sont en colère. Plusieurs d’entre eux ont, en effet, eu maille à partir avec la justice qui les accuse de truquer les numéros de série de certaines voitures auscultées. Ce qu’ils démentent.

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Dimanche dernier, nombre de contrôleurs chargés de la visite technique des véhicules toutes catégories, venus de plusieurs villes du Maroc, se sont donné rendez-vous devant le siège de l’Union marocaine du travail (UMT) à Casablanca. La raison, explique Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 13 février, réside dans le fait que bon nombre d’entre eux ont été soit emprisonnés, soit poursuivis en justice sous l’accusation de truquage des numéros de série des véhicules.

 

Or, explique au journal Ahmed Marouane, adjoint du secrétaire national du Syndicat des contrôleurs techniques au Maroc, le cahier des charges qui régit la profession prouve clairement que la visite technique des véhicules se fait uniquement de visu, et qu’il est formellement interdit d’en démonter les pièces lors de cette visite. D’ailleurs, le timing de la visite technique est strict, puisqu’il est limité à 20 mn pour les véhicules légers et 30 mn pour les poids lourds.

 

Mieux, explique-t-il à Al Ahdath, la visite technique a pour objectif de s’assurer de la sécurité du véhicule, de son aptitude à circuler sans constituer un danger pour ses occupants et les autres usagers de la route, alors le truquage du N° de série de la voiture ne peut se faire que dans des garages équipés de moyens techniques très pointus, dont ne disposent pas les centres de visite technique au Maroc.

 

Toutes ces remarques ont été consignées par le syndicat des contrôleurs techniques dans des formulaires portant un très grand nombre de signatures des professionnels et adressés aux ministères de la Justice et des Transports, ainsi qu'aux services compétents de la police et de la gendarmerie royale, afin de les dédouaner d’un crime qu’ils disent n’avoir jamais commis.