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Affaire Saddam: un ministre algérien à Bagdad

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Deux jours après l’éclatement de l’affaire Saddam, le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim El Djaafari, a invité son homologue algérien, Abdelkader Messahel, à effectuer une visite à Bagdad. Pour calmer le jeu?
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Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a rencontré mardi au Caire son homologue irakien, Ibrahim El Djaafari, en marge de la 150e session ordinaire du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères de la Ligue arabe. Les deux hommes ont salué “la profondeur des relations historiques liant les deux pays frères”. El Djaafari a profité de l’occasion pour inviter Messahel à effectuer une visite à Bagdad.

À lire aussi: Affaire Saddam, l’Algérie sort le drapeau blanc

 

Cette rencontre intervient deux jours après que des supporteurs du club de l'USM Alger ont entonné des chants glorifiant le président irakien Saddam Hussein et lancé des slogans hostiles aux chiites. Ces “provocations” ont conduit les joueurs et tout le staff irakien à quitter la pelouse du stade algérois 20 minutes avant la fin de la partie.

Dans la foulée, Walid Zaidi, chef de la délégation du club irakien des Forces aériennes, adversaire de l'USM Alger dans le cadre du Championnat arabe des clubs, a qualifié les supporteurs algériens “d’incultes et de barbares”.

 

À lire aussi: Vidéo. L’Irak déclare la guerre à l’Algérie

 

S'exprimant sur l'incident, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, a estimé lundi “qu’un cas isolé n'influera pas sur la relation entre l'Irak et l’Algérie”.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les supporters algériens utilisent des chants à caractère politique.

En décembre dernier, des fans de Aïn Mlila avaient brandi un tifo géant montrant la photo du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud et du président américain, Donald Trump, avec le message “Two faces of the same coin” (les deux faces d'une même pièce) pour manifester l’indignation du peuple algérien quant à la décision de l’administration américaine de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël.

Cette affaire avait suscité une grande polémique en Arabie saoudite et failli créer une crise diplomatique entre les deux pays, avant que le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, ne présente des excuses officielles.

Mais ce n’est pas tout. En 2012, lors d’un match entre la sélection algérienne et son homologue libyenne, les supporteurs des Fennecs narguaient leurs adversaires du jour en usant de la formule, “Ya djourdhan” (les rats), avec laquelle Moamar Kadhafi traitait ses opposants en 2011. Les Chevaliers de la Méditerranée avaient exprimé leur mécontentement mais continué la partie.

 

 

 

 

 

Par Mohamed Yassir
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3 commentaires /

  • Farid
    Le 14 Sep. 2018 à 13h46
    Ils ont cette fâcheuse habitude de se mêler des affaires des autres. C'est eux qui sont à la tête de la contestation en France dans les banlieue. Parfois de façon violente. Vous allez sur nos forums et réseaux sociaux, c'est eux qui parlent du Rif pour souffler sur les braises. L'Algérien penses qu'il a une mission sur Terre. Il est resté scotché aux années 60 et à cette fameuse "Mecque des des révolutionnaires". Il pense tous les révolutionnaires du Monde et tous les peuples opprimés. Son premier ennemi doivent être ses dictateurs et le sous-développement de son pays
  • Moumed
    Le 12 Sep. 2018 à 15h25
    A croire que ces algeriens qui se complaisent de vivre sous une dictature militaire depuis l'independance et qui leur impose une momie comme président veulent que les autres pays subissent les mefaits des dictateurs genre Saddam, Assad , Kaddafi etc
  • Ragi Hakim
    Le 12 Sep. 2018 à 14h43
    Le bouledogue fait dans sa couche. Je ne parle pas même de la pétoche que lui et ses acolytes ont du maréchal libyen Haftar. Des grandes gueules, mais ne pissent pas loin.
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