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P’tit-pont. Mondial 2018: le bonheur des quarts

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Vingt ans après, revoilà le football marocain dans la cour des grands! Mais jusqu’où peuvent aller les Lions de l’Atlas au Mondial 2018? Une question qui mérite bien d’être posée. Le bonheur serait sans aucun doute que les rugissements des Lions atteignent les quarts de finale.
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En ces temps de succès pour le football national, l’ambition semble légitime à la veille du plus grand rendez-vous footballistique de la planète. Certes, en football rien n’est impossible et toutes les aspirations sont permises, même si la logique se fait souvent respecter. Cependant, une prestation satisfaisante et un bon parcours s’imposent pour défendre une réputation et prouver un retour mérité au devant de la scène. À cette question Renard ne répond que vaguement, néanmoins, il sait que ses protégés sont capables de surprendre et surtout mieux faire que les hommes de Faria en 1986 qui ont raté la marche des quarts de finale. Il faut dire aussi que la prestation de Mexico 86 reste une référence pour les Marocains.

Autrement dit, l’exploit attendu aujourd’hui serait de passer en quart de finale. Égaler ou faire mieux que les coéquipiers de Timoumi au Mexique, est un objectif à la portée des Benatia, Dirar et autres El Ahmadi.  

Pourquoi? Hormis, la modeste prestation au Mondial américain en 1994, le Maroc a toujours proposé du bon football lors de ses participations à la Coupe du Monde. Aujourd’hui, une nouvelle génération de joueurs évoluant dans des championnats professionnels, associés à quelques joueurs locaux, a la lourde tâche de relever le défi de se propulser en quart de finale en Russie.

  
Le génie que Renard a pu inculquer à ce talentueux potentiel est fait de solidarité, de combativité, de discipline tactique et de talent, ingrédients nécessaires pour tout succès en football moderne. C’est un groupe soudé d’une rare rigueur tactique foisonnant de talents dans tous les compartiments de jeu. Le Français a su faire de cette génération de joueurs un groupe qui sait bien se défendre (zéro but encaissé en éliminatoires!), qui excelle également en attaque et en contre-attaque particulièrement.
Un «team» qui ne tremble pas. Une équipe au cœur de lion qui a la rage de vaincre.

On a beau dire que la bande à Renard sera confrontée à deux prestigieuses écoles de football du vieux continent, il n’en reste pas moins que les Lions de l’Atlas sont capables de gérer favorablement les trois rencontres du premier tour. Loin de tout optimisme béat, la mission n’est pas impossible.

Cependant abstenons-nous de réclamer l’impossible et de s’embarquer dans des conclusions hâtives. Le rêve est permis mais ne devrait pas brûler cette équipe avant la lettre en lui mettant de la pression.

Cette génération de joueurs est partie pour marquer toute une tranche de l’histoire du football national, mais c’est bien connu, à l’impossible personne n’est tenu.

La FRMF, les joueurs et l’entraîneur sont conscients des attentes du public. Le Maroc a une histoire en Coupe du Monde, une image, et un héritage à défendre, à préserver et à enrichir par une belle prestation au Mondial russe. Bons baisers…

Par Kamal Mountassir
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