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Saïd Belkhayat: «Sepp Blatter était un ennemi du Maroc»

Posté le 21/03/2017 à 00h40 par Omar Sara (Mise à jour le 21/03/2017 à 15h52) © Copyright : DR
Kiosque360. Ancien pilier de l’instance nationale du football, Saïd Belkhayat invite le Maroc à profiter des changements qui se sont opérés au sein de la FIFA et la CAF.

Selon l’ancien membre de la FRMF, l’élection du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, le 16 mars à Addis-Abeba, comme membre du Comité exécutif de la CAF, lors de la 39e Assemblée générale ordinaire de l'Instance africaine, est un grand événement. Les derniers bouleversements sur l’échelle sportive ont fait chuter de redoutables dirigeants, qui n’étaient pas très amicaux envers le Maroc. L’éviction de M. Blatter (président de la FIFA de 1998 à 2014, puis radié pour six ans par le comité d’éthique de l’instance) puis la défaite de Hayatou et la victoire de Lekjaa sont des événements majeurs. Ce dernier étant la concrétisation des intentions de ceux qui pensent avant tout au Maroc et au rang qu’il a le droit d’occuper dans l’Afrique.

Dans une interview, accordée à Al Massae dans sa livraison du 21 mars, l’actuel directeur exécutif de la Fondation Mohammed VI des champions sportifs et l’un des artisans de la candidature de Fouzi Lekjaa regrette qu'après son départ de la CAF en 2004, on ait omis de mettre en scène des diplomates sportifs qui auraient pu défendre et soutenir les dossiers du Maroc. Il est irrécusable, selon lui, que cette victoire (de Lekjaa) aidera à être proche des centres décisionnels de la CAF et entrer dans le fond des questions continentales. Belkhayat reconnaît que le Maroc a été privé d’hommes actifs et zélés au sein des instances africaines. Selon lui, le royaume aura la main assez forte pour fonder une diplomatie sportive qui lui permettra de faire entendre un langage net et clair.

Dans la foulée, l’ex-vice-président de la FRMF a insinué que Blatter a laissé des traces regrettables de son passage aux affaires, en empêchant l’organisation de la Coupe du monde sur le sol marocain. L'ancien homme fort de la FIFA s'est montré hostile aux candidatures du Maroc. Ses actes en font foi. Il ajoute, toutefois, que le bon sens ne manquera pas dans le nouveau cabinet de Gianni Infantino. Le Maroc est confiant de la pente sur laquelle il s’est placé. Le vœu le plus sincère du royaume est de voir les difficultés qui l’empêchent d’organiser la Coupe du monde s’évanouir complètement.

Le Maroc, selon lui, trouvera de nombreux soutiens au sein de tous ses amis africains, quelle que soit d’ailleurs leur obédience, pour soutenir cette ambition. Et de conclure: l’Afrique a le droit d’obtenir l’honneur d’organiser la Coupe du monde pour la deuxième fois à travers le Maroc, à condition que le pays rallie à sa cause de nouveaux visages, animés de vues fraîches.

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