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Vidéos. Algérie: des milliers d'étudiants dans la rue exigent le départ de la "bande"

Mise à jour le 23/04/2019 à 14h39 Publié le 23/04/2019 à 14h33 Par Le360 Afrique - Afp

Des milliers d'Algériens dans la rue
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#Politique

#Algérie Des milliers d'étudiants défilent à nouveau mardi à Alger, réclamant le départ du "système" au pouvoir et le jugement du "gang" de personnalités liées au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté un journaliste de l'aAFP.


Cette manifestation a lieu alors que de puissants hommes d'affaires dont certains très proches de l'ex-président Bouteflika ont été arrêtés entre dimanche et lundi, selon les médias officiels algériens.

Aux cris de "Système dégage!", slogan fétiche des manifestants en Algérie, les étudiants se sont rassemblés comme chaque mardi depuis le début de la contestation le 22 février, devant le parvis de la Grande Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger.

Ils ont ensuite défilé dans les rues adjacentes. La police, déployée massivement le mardi précédent et qui avait tenté d'interdire l'accès à la Grande Poste aux étudiants, était discrète mardi dans le centre d'Alger et aux abords du bâtiment.



"Ou c'est nous, ou c'est vous; gouvernement dégage!", scandent en choeur les étudiants, la plupart parés du drapeau national. Dans le carré de tête, des étudiants en architecture et en génie civil, portant des casques de chantier blancs et jaunes, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire "Bâtissons une Algérie nouvelle".

Les étudiants ont à nouveau rejeté la présidentielle que veut organiser le chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée.

"Nous réclamons le départ de tout le gang hérité du règne de Bouteflika, à leur tête Bensalah et Nourredine Bedoui" le Premier ministre, lance Hamza, étudiant en 3e année de génie civil à l'Université de Blida (35 km au sud d'Alger). Les manifestants refusent que les structures et personnalités de l'appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition, estimant notamment qu'elles ne peuvent garantir un scrutin régulier.



"Nous voulons l'instauration d'un nouveau système qui s'engage à combattre la corruption ayant rongé le pays", renchérit Hamid, étudiant en finances à Alger.

Lundi, le PDG du principal groupe privé d'Algérie (Cevital) et première fortune du pays, Issad Rebrab a été arrêté puis placé en détention provisoire, selon l'agence de presse officielle algérienne APS.



Dimanche, quatre frères de la famille Kouninef, propriétaire d'un grand groupe de BTP et de génie civil vaient également été arrêtés, selon la télévision d'Etat.

La famille Kouninef est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, alors que M. Rebrab entretenait des relations tendues avec les autorités algériennes qu'il accusait de bloquer ses investissements dans le pays.


 

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