Vidéo. Mauritanie: débat sur la «littérature et la dégradation des valeurs» au Centre Culturel Marocain - Le360afrique.com

Vidéo. Mauritanie: débat sur la «littérature et la dégradation des valeurs» au Centre Culturel Marocain

Mise à jour le 24/01/2019 à 16h26 Publié le 24/01/2019 à 16h22 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Centre culturel marocain
© Copyright : le360: Diemba Moussa Konaté

#Culture

#Autres pays Lors de la 9e édition des «Rencontres Littéraires de Mauritanie» organisée par l’association «Les Traversées Mauritanides», le Centre Culturel Marocain (CCM) de Nouakchott a abrité, durant la soirée de mercredi dernier, un débat sur le thème de la «littérature et de la dégradation des valeurs».


Cette rencontre a réuni plusieurs écrivains et critiques littéraires de Mauritanie, mais aussi de plusieurs pays du continent et d'ailleurs, dont le Dr Mamadou Kalidou Bâ (Mauritanie), professeur de littérature, Mai Do Hamisultane-Lahlou (Maroc), psychiatre et écrivaine,  Geneviève Damas (Belgique),  Yamen Manai (Tunisie),  Kagni Alem (Togo), etc. 



Said Jaouhari, ministre plénipotentiaire et directeur du Centre Culturel Marocain (CCM) de Nouakchott, explique le sens et la portée de cet évènement, dont l’objectif est de contribuer à enrayer le processus de désintérêt des nouvelles générations vis à vis de la littérature.


>>>LIRE AUSSI: Vidéo. Mauritanie: le Centre culturel marocain promeut la littérature féminine

Pour sa part, Maï-Do Hamisultane-Lahlou, psychiatre et écrivaine franco-marocaine, a évoqué l’antinomie qu'elle perçoit entre la "littérature et la dégradation des valeurs. Il s’agit d’un thème général auquel tout écrivain est confronté. Celui de l’engagement. La littérature est un art. Parfois le sens moral de l’auteur peut transparaître dans son œuvre. La nature humaine n’est pas forcément morale. Mais comment mettre un peu de morale dans la littérature?", a-t-elle expliqué. 

Les intervenants ont mené un débat fécond, et leurs avis ont parfois divergé. Ainsi, le Dr Kalidou Mamadou Bâ,  a préféré mettre l’accent sur  l’engagement originel des premiers auteurs  africains et de la diaspora. Alors que de son cîté, Yamen Manai, écrivain tunisien, réfute la thèse de la dimension morale dans l’œuvre littéraire. Une vision qu'a d'ailleurs partagée le togolais Kagni Alem.

A LIRE AUSSI :

0.43716096878052 Sec