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Afrique. surendettement présumé des Etats: l'accusation de Malpass passe mal auprès d'Adesina

Mise à jour le 15/02/2020 à 10h52 Publié le 15/02/2020 à 10h49 Par Mar Bassine

les accusations de Malpass passent mal auprès d'Adesina
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#Economie

#Autres pays La Banque mondiale a accusé la Banque africaine de développement, la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) et la banque asiatique de développement, d'accorder trop facilement des financements aux pays, au point de les surendetter. La BAD n'a pas tardé à réagir.


La remarque est  de David Malpass, président de la BM, lui-même, qui affirme que ces établissement multilatéraux ont "tendance à prêter trop rapidement et à aggraver le problème de la dette des pays".

C'est le 10 février courant lors d'un forum conjoint avec le Fonds monétaire international, qu'il a formulé cette accusation très mal appréciée. Akewumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement, ne s'est pas gêné pour lui répondre.

Jeudi 13 février, la banque panafricaine a diffusé un communiqué qualifiant "d'inexacte et de non fondée", voire de "trompeuse", cette prise de position.


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Akewumi Adesina estime que cette sortie de David Malpass "met en cause l’intégrité de la Banque africaine de développement, sape nos systèmes de gouvernance et insinue à tort que nous fonctionnons selon des normes différentes de la Banque mondiale". Et d'ajouter, "la notion même va à l’encontre de l’esprit du multilatéralisme et de notre travail collaboratif".

La banque panafricaine demontre, chiffres à l'appui, que la Banque mondiale continue d'avoir des engagements nettement plus importants qu'elle. En effet, les crédits approuvés par l'institution basée à Washington ont été de 20,2 milliards de dollars en 2018, contre 10,1 milliards seulement pour la BAD.

Quoi qu'il en soit, cette sortie bien peu diplomatique du président de la Banque mondiale pose quelques questions. D'aucuns estiment que la véritable raison est la concurrence entre les institutions, qui bien que discrète, est bien réelle.



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C'est une hypothèse d'autant justifiée qu'à l'origine de la critique, il y a le financement de deux pays, à savoir le Nigeria et l'Afrique du Sud. Or, la Banque africaine de développement n'est certainement pas l'institution la plus exposée vis-à-vis des deux premières économies du continent. En effet, l'encours des crédits accordés à Abuja n'est que de 8,3 milliards de dollars. Une somme dérisoire pour un pays dont le Produit intérieur brut est de 445 milliards de dollars, pour une dette publique globale de 68 milliards de dollars à fin 2018, soit à peine 15,3% du revenu annuel du Pays.

Quant à l'Afrique du Sud, les engagements de la BAD ne sont que de 2 milliards de dollars à fin 2018. Et le niveau d'endettement de l'Afrique du sud n'est que de 176,7 milliards de dollars, soit 56,71%.

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