Guinée: l'Etat relance ses premières unités industrielles - Le360afrique.com

Guinée: l'Etat relance ses premières unités industrielles

Publié le 31/05/2017 à 13h22 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

Huillerie de Dabola, au centre du pays

Huillerie de Dabola, au centre du pays.

#Economie

#Guinée Le gouvernement guinéen veut relancer l'activité de 19 usines retombées dans le portefeuille de l'Etat en 2011. Le processus passera par la privatisation. Mais pour l'heure, les repreneurs ne se bousculent pas.

Boubacar Barry, le ministre de l'Industrie et des PME vient d'achever une tournée à l'intérieur du pays visant à évaluer l'état actuel d'usines récupérées par l'Etat en 2011. Partout, il a vu des machines obsolètes, certaines installations sont même envahies par la végétation. «L'ensemble des unités sont revenues dans le portefeuille de l'Etat, il reste à les relancer. Et nous avons bon espoir que cela sera fait», a indiqué Boubacar Barry. 

Pour relancer ces usines, le gouvernement guinéen a voulu passer par la privatisation. Ainsi, sept premières unités industrielles ont-elles été inscrites dans un programme de privatisation en 2014. Selon le ministère de l'Industrie et des PME, il s’agit entre autres de l’usine de thé de Macenta, l’usine d’égrainage de coton de Kankan et le complexe textile de Sanoyah. Le pays cherchait également des repreneurs pour la branche cigarette de Enta, l’usine des outillages agricoles de Mamou, l’usine de fabrication d’explosifs et de cartouches ainsi que l’unité de fabrique de quinine de Sérédou. Mais seules deux de ces usines ont trouvé preneurs. Il s'agit de l'usine de jus de fruits de Kankan et l'huilerie de Dabola.


LIRE AUSSI : Accord entre la Guinée et Rusal pour la relance de la raffinerie d’alumine Friguia


Les 19 usines revenues dans le portefeuille de l'Etat sont toutes des legs du régime d’Ahmed Sékou Touré, premier président de la Guinée indépendante qui a dirigé le pays de 1958 à 1984. A la faveur de la politique de privatisation décidée par Lansana Conté en 1985, elles ont été cédées à des privés, mais parfois dans des conditions qui restent à élucider.

Le gouvernement veut vendre des actifs dans neuf de ces usines tournées vers l'agro-industrie et se désengager de sept usines spécialisées dans la fabrication des produits plastiques, rechapage de pneus et briqueterie.

En affichant leur ambition de céder ces unités, les autorités guinéennes misent sur la transparence. «Pour ne plus répéter les erreurs des opérations antérieures, la meilleure stratégie de privatisation est de procéder par des appels à la concurrence», indique un cadre du ministère de l'Industrie.

0.40543293952942 Sec