Afrique du Sud: les étrangers sont des boucs émissaires dans un contexte de crise économique - Le360afrique.com

Afrique du Sud: les étrangers sont des boucs émissaires dans un contexte de crise économique

Publié le 27/03/2022 à 17h02 Par Le360 Afrique - MAP

Afrique du Sud: Ramaphosa dénonce enfin des violences xénophobes "inacceptables"
© Copyright : DR

#Economie

#Guinée Les ressortissants étrangers sont utilisés comme boucs émissaires en Afrique du Sud, alors que le gouvernement est incapable de remédier à la crise économique que connait le pays, a indiqué dimanche le mouvement anti-xénophobie, Kopanang Africa.

La campagne controversée, appelée opération Dudula et visant les émigrés qui vivent en Afrique du Sud, est responsable de l'augmentation des attaques contre les ressortissants étrangers, a déclaré l’organisation suite à une marche organisée samedi dans les rues de Johannesburg pour protester contre la violence, l'intimidation et les discours de haine à l'encontre des migrants.

Cette coalition regroupant plusieurs associations sud-africaines a également appelé le ministre de l'Intérieur, Aron Motsoaledi, à démissionner de ses fonctions, jugeant qu’il a échoué dans la gestion du dossier de l’émigration.

Pour sa part, la présidente du Réseau des travailleurs de la diaspora africaine, Janet Munakamwe, a exhorté le Président Cyril Ramaphosa à intervenir pour dénoncer la discrimination raciale et la xénophobie qui sévit dans le pays.

>>> LIRE AUSSI: Afrique du Sud: selon l'ONU, 1.500 étrangers ont fui leur foyer après les violences xénophobes

Déplorant que les autorités sud-africaines ont permis à des groupes comme «Operation Dudula» d'opérer en toute impunité, elle a noté que "dans la mesure où ces défis se manifestent dans notre propre société, nous avons la responsabilité d'éliminer les comportements qui violent les principes de notre Constitution".

Le mouvement Dudula est une organisation d'autodéfense qui cible les ressortissants étrangers, les accusant d’avoir attisé la criminalité et dérobé les emplois des Sud-africains.

Début mars, Amnesty International a appelé le gouvernement sud-africain à agir contre ce phénomène, notant que "l'absence de mesures prises par les autorités contre ces groupes s'était traduite par des violations des droits fondamentaux des ressortissants étrangers".
0.27125000953674 Sec