Mauritanie: "For Mauritania" relève des irrégularités après une semaine de campagne électorale - Le360afrique.com

Mauritanie: "For Mauritania" relève des irrégularités après une semaine de campagne électorale

Mise à jour le 17/06/2019 à 13h36 Publié le 17/06/2019 à 13h34 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Mauritanie: "For Mauritania" relève des irrégularités après une semaine de campagne électorale
© Copyright : DR

#Politique

#Mauritanie "For Mauritania", une organisation de la diaspora mauritanienne, engagée en faveur de l’avènement d’un système démocratique en Mauritanie, relève de nombreuses irrégularités, après une semaine de campagne électorale, en direction du scrutin présidentiel du 22 juin prochain.

Dans une déclaration rendue publique hier soir, dimanche 16 juin 2019, "For Mauritania" pointe du doigt les manquements du régime qui semble privilégier son candidat au détriment des cinq autres en lice. 

Les entorses signalées par le communiqué concernent «la neutralité de l’administration et de l’Etat, avec l’implication personnelle du président de la République auprès de l’un des candidats, alors qu’il est censé jouer le rôle de président de tous les Mauritaniens, donc de tous les candidats. Ainsi, le chef de l’Etat a fait le déplacement de Nouadhibou (Nord) le 7 juin 2019, pour assister au lancement de la campagne de l’un des candidats», affirmant pour la circonstance «devant les électeurs,  qu’il n y aura pas de deuxième tour».

Ce document fait ainsi allusion à Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, candidat de la majorité, général à la retraite, ancien Chef d’état-major Général des Armées (CEMGA) et ex-ministre de la Défense.


>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: pour éviter la triche au bac, une solution inédite... Au grand dam des internautes

D’autre part, l’observateur de For Mauritania condamne une circulaire de la primature en date du 3 juin 2019, «autorisant l’ensemble des fonctionnaires à se mettre en congé à partir de la clôture de la période de dépôt des candidatures par le Conseil Constitutionnel, jusqu’à la fin de la campagne électorale. Un congé électoral qui peut s’étendre sur plus de six semaines, pendant lesquelles l’administration reste en vacance».

Cette déclaration rappelle «que l’administration, notamment les services centraux des ministères, s’engagent traditionnellement aux côtés du candidat soutenu par le pouvoir».

A cet égard, For Mauritania rejette l’utilisation des moyens de l’Etat au profit d’un seul candidat.

Avant le début de cette campagne électorale, l’organisation affirme avoir fait signer une charte d’honneur à cinq candidats, parmi les six en lice.

L’article 2 de ce document les engage «à éviter tout ce qui serait de nature à éveiller les instincts tribaux, régionaux, ethniques et plus généralement tout ce qui nuit à l’unité nationale. Un engagement par rapport auquel il y a eu des manquements répétés  et visiblement tolérés par les candidats en cause. C’est ainsi que des initiatives se revendiquant ouvertement tribales, ont fleuri  un peu partout sans que les candidats bénéficiaires n’essaient de les dissuader, acceptant ainsi des agissements antinomiques avec le concept d’Etat de droit et dangereux pour la cohésion du pays».


>>>LIRE AUSSI: Vidéo. Mauritanie: le candidat Mohamed ould Maouloud expose son programme en 12 points

Le président en exercice, Mohamed ould Abdel Aziz, n’est pas candidat à sa propre succession du fait de la limitation constitutionnelle des mandats.

En direction du scrutin présidentiel du 22 juin 2019 en Mauritanie, le Conseil Constitutionnel a validé les candidatures de six prétendants.

En l’occurrence, Mohamed Cheikh Ahmed Mohamed Ghazouani, général à la retraite, ancien chef d’état-major et ex-ministre de la défense, est le candidat que soutient Mohamed Ould Abdelaziz. 

Il y a aussi Sidi Mohamed ould Boubacar, un candidat indépendant, soutenu par une partie de l’opposition islamiste. Son profil d’ancien Premier ministre rend sa candidature crédible.

Biram Dah Abeid, participe lui aussi à l’échéance du 22 juin 2019 en tant qu’indépendant, et il est l’un des leaders anti-esclavagistes les plus en vue. 

Mohamed ould Maouloud, de la Coalition des forces du changement Démocratique (CFCD-Changer d’Ere), leader de l’Union des Forces de Progrès (UFP), est aussi de la course.

Kane Hamidou Baba de la Coalition Vivre Ensemble (CVE), une mouvance nationaliste négro africaine a également décidé de briguer la magistrature suprême.

Enfin, Mohamed Moutaj El Wavi, indépendant, vient compléter cette liste.

A LIRE AUSSI :

0.45762586593628 Sec