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Le siège de la CGEM, au quartier Palmier, à Casablanca. 

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CGEM: à la Fédération des industries culturelles, qui fera quoi?

Par Qods Chabaa le 06/03/2019 à 09h04 (mise à jour le 06/03/2019 à 09h05)

Quelle sera l'utilité de la Fédération des industries culturelles fraîchement créée au sein de la CGEM? Quels en sont les acteurs qui représenteront les différentes filières? Eléments de réponses.

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Au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc, le bureau de la Fédération des industries culturelles est désormais constitué. Après l’élection d'un binôme, formé par Neila Tazi, en tant que présidente, et par l'éditeur Abdelkader Retnani, en tant que vice-président, l’heure est aujourd’hui à l’élaboration d'un programme d’action.

 

Contactée par Le360, Neila Tazi, par ailleurs fondatrice et productrice du festival Gnaoua et rythmes du monde d'Essaouira, le confirme. La fédération fonctionnera par filières, avec 7 présidents et 4 assesseurs à leur tête.

 

«La filière audiovisuelle, qui est présidée par par Abderrahmane Ouardane est celle où il y a eu le moins d’enthousiasme. Pourtant c’est une filière structurée, et nous avons rencontré plusieurs acteurs du secteur. Mais ceux-ci n’ont pas adhéré [à notre projet, Ndlr] pour l’instant», explique Neila Tazi.

CGEM: Le duo Tazi-Retnani à la tête de la Fédération des industries culturelles


Créée en avril 2017, la Fédération des industries culturelles suscite les interrogations des professionnels de la culture, qui voudraient avant tout en connaître l'utilité.

 

Pour bon nombre d'entre eux, l’industrie culturelle, au Maroc, en est à peine à ses premiers balbutiements et les moins optimistes déclarent, quant à eux, que celle-ci est inexistante.

 

Neila Tazi répond en substance en ces termes: «nous n’avons pas la prétention de pouvoir tout faire, puisqu’il y a en réalité tout à faire. Mais nous allons commencer un travail, celui de défendre la culture en tant que secteur économique, créateur d’emplois»

 

La nouvelle présidente de cette instance patronale ajoute également que "la fédération aura un rôle principal, faire du lobbying auprés de l'Etat et du secteur privé, afin de les pousser à davantage investir dans la culture". 

 


Premier cheval de bataille de la fédération: exiger,  d'abord et avant tout, une fiscalité adaptée. «Il est nécessaire de prévoir un cadre juridique et fiscal qui prenne en compte la spécificité de cette industrie, ainsi que les mesures incitatives à prendre pour assurer le décollage de ce secteur très attractif pour les jeunes» souligne ainsi Neila Tazi.

 

Voici, par ailleurs, les recommandations émises par la fédération des industries culturelles pour celles-ci ainsi que pour les arts vivants

- Identifier des objets du patrimoine culturel et de l’industrie créative (PC et IC) ayant des effets d’entraînement économique intéressants.

-  Créer un fonds de financement spécial pour les objets patrimoniaux ayant un impact économique positif, mais qui ne sont pas rentables financièrement pour ceux qui en assurent la gestion directe.

- Mobiliser les associations professionnelles privées pour soutenir les actions du PC ayant de puissants effets d’entraînement sur le secteur économique.

- Un renforcement des ressources institutionnelles pour protéger les droits d’auteur dans le domaine de la musique.

- Une plus grande participation des médias dans la stratégie de soutien au livre, avec une meilleure articulation entre la promotion, la communication et la médiatisation.

- Une amélioration du circuit de distribution du livre.

- Un assouplissement des conditions d’accès aux aides allouées aux gens du théâtre.

- Le développement du soutien aux circuits de distribution et de communication pour le cinéma. 

-  Assurer pour les festivals:

• une meilleure connaissance des effets d’entraînement économiques des festivals organisés à travers le pays, 

• une meilleure coordination des festivals (pour les dates, les thématiques, le soutien à la production artistique, etc.),

• une réflexion sur la gratuité de l’accès aux festivals,

• une rationalisation des soutiens publics sur la base de critères transparents (impact économique, impact médiatique, soutien à la création, gouvernance, etc.). 

 

Qui fait quoi ?

Filière Audiovisuel: Amina Benjelloun

Filière Spectacles vivants: Soufiane Zanifi

Filière Librairies: Hicham Alami Ouali

Filière espaces culturels: Fihr Kettani

Filière arts visuels: Abdelkrim Ouardane

Filière cinéma: Hassan Benjelloun

Filière musique: Hicham Abkari

 

Assesseurs:

Mohammed Hassouni

Zakia Tahiri

Dina Bensaid

Malika Slaoui