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Khadija Alami

Les productrices nigériane, Chioma Ude, et marocaine, Khadija Alami.

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"Des sociétés américaines de production souhaitent acheter plus de contenus africains", selon Khadija Alami

Par Hajar Kharroubi le 14/07/2021 à 15h31

Les productrices marocaine Khadija Alami et nigériane Chioma Ude, qui est aussi la fondatrice de “Africa International Film Festival”, un festival de cinéma annuel qui se déroule à Lagos, ont annoncé un partenariat avec les studios Oasis visant la création d’un hub de production.

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Khadija Alami revient dans cette interview avec Le360, sur les dessous de ce partenariat qui vise à accompagner et encourager l'éclosion de cinéastes africains.

 

Le360 - Cette nouvelle joint-venture sera dédiée à soutenir les cinéastes africains, qui se tournent fréquemment vers l'Europe et l'Amérique du Nord pour filmer et obtenir des financements.  Comment avez-vous eu l’idée de ce partenariat?

Khadija Alami - Chioma Ude voulait construire des studios à Lagos. Je l’ai invitée donc à venir visiter mes studios à Ouarzazate pour s’inspirer. Une fois arrivée au Maroc, elle a constaté que le Royaume est une destination idéale pour les tournages des films grâce à sa stabilité politique, la diversité de ses lieux de tournage et la disponibilité des professionnels de cinéma.

 

Nous avons par la suite passé une semaine ensemble à Los Angeles où nous avons rencontré des responsables de Condé Nast, Amazon, Universal Studios... qui nous ont tous exprimé leur souhait de produire et d’acheter plus de contenus africains. Amazon et Condé Nast Entertainment ont déjà ouvert leurs bureaux d’acquisitions à Lagos pour en faire leur hub africain, et d’autres suivront.

 

Ceci nous a amenées à trouver la meilleure combinaison pour trouver des contenus africains à tourner au Maroc.

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Un laboratoire d'écriture sera mis en place à la suite de votre collaboration avec Chioma Ude. Il accueillera dix cinéastes marocains et nigérians. En quoi consiste cet atelier?

Après la sélection des candidats, nous allons inviter les scénaristes sélectionnés nigérians à venir rejoindre leurs binômes marocains pour une résidence d’écriture qui durera quatre semaines. Des professionnels d’écriture cinématographique vont les encadrer et feront des points-bilans à la fin de chaque semaine.

 

En tant que productrice, quel bilan faites-vous de la situation du cinéma en Afrique?

Le cinéma Africain est prolifique, mais il n’a pas de vraie visibilité internationale, d’où cette collaboration, exception faite du Nollywood (cinéma nigérian). Nous espérons, avec la contribution des géants du streaming, relancer le cinéma africain et mieux exposer le cinéma marocain.