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Faouzi Bensaidi

Faouzi Bensaïdi. 

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Exclusif: Faouzi Bensaïdi prépare un long métrage sur l'artiste Farid Belkahia

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 22/12/2018 à 10h13 (mise à jour le 22/12/2018 à 11h07)

Amateurs de bon, voire de très bon cinéma marocain, préparez-vous! Le réalisateur de «Volubilis», sorti en salles le 3 octobre dernier, travaille déjà à un prochain film qui ne manquera pas de faire parler de lui.

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Fans de la première heure de feu Farid Belkahia, et du mouvement de Casablanca incarné par cet artiste, sachez que le réalisateur Faouzi Bensaïdi n’a pas manqué d’assister au vernissage de l’exposition historique «Farid Belkahia et l’École des beaux-arts de Casablanca 1962-1974», qui s'est tenu hier, vendredi 21 décembre, à la Fondation Farid Belkahia, à Marrakech.

 

En exclusivité pour Le360, le réalisateur de «What a wonderful world» nous a annoncé être actuellement en discussion avec la Fondation Farid Belkahia, présidée par l'écrivaine Rajae Benchemsi, qui fut la compagne de l'artiste, et qui est, aujourd'hui, dépositaire de la perpétuation de son oeuvre majeure.

 

Faouzi Bensaïdi envisage en effet de préparer un film sur la vie et l’œuvre de cet artiste légendaire.

Vidéo. Faouzi Bensaidi: "Un film, c'est un poème, et non un éditorial"

 

Souhaitant rester discret pour le moment sur l’état d’avancement de ce projet, Faouzi Bensaïdi sera probablement de retour avec ce très grand film en 2020.

 

Gageons toutefois que ce prochain opus de Bensaïdi fera toute la lumière sur une période cruciale du parcours de Farid Belkahia et sa quête d’une modernité artistique au Maroc. Une période où il assura la direction de l’École des beaux-arts de Casablanca, de 1962 à 1974, et la transformera en un incubateur d’idées, avec, à ses côtés, ses fidèles compagnons, les artistes Mohamed Melehi et Mohamed Chebaa, l’historienne d’art Toni Marini et l’anthropologue Bert Flint.

 

Cette période de bouillonnement artistique, de renouveau, de débats animés, d’engagements politiques dont la revue «Souffles» fut le porte-voix emblématique, sera donc portée à l'écran.

 

On se fait d'ores et déjà un plaisir de (re)découvrir ces moments majeurs de l'éveil à une conception moderne de l'art abstrait au Maroc, afin de mieux appréhender notre pays aujourd’hui… Et, pourquoi pas, s’en inspirer pour aller de l’avant.